Archive for the 'Avril 2015' Category

Message de la rédaction

Marina Joseph, Editor

Marina Joseph, Directrice

Avril est le Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson et en cette année du 50e  anniversaire, plus que jamais, nous sommes déterminés à mettre la maladie de Parkinson sur la carte. Tandis que la quête mondiale pour une cure se poursuit, près de chez eux, les représentants de la Société Parkinson Canada se réuniront avec des décideurs clés à Ottawa pour présenter les grandes priorités de la communauté Parkinson au gouvernement fédéral. Et les Ambassadeurs Parkinson bénévoles se mobiliseront d’un océan à l’autre pour faire progresser les dossiers clés qui comptent pour eux et leurs familles.

Le numéro du Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson explique comment le Programme national de recherche contribue au développement des chercheurs s’intéressant au Parkinson.  Apprenez comment Jean-François Trempe explore des terrains nouveaux en quête de traitements potentiels pour la maladie de Parkinson grâce au soutien du programme national de recherche. Vous voudrez également connaître la chercheuse en neurosciences Jessica Grahn et ce qu’elle fait avec la musique pour aider les gens atteints de Parkinson à améliorer leur foulée et marcher plus rapidement.

Nous partageons les témoignages des médecins de famille, spécialistes et autres professionnels de la santé qui ont font appel à la SPC pour suivre une formation accréditée dans le cadre de notre premier module d’apprentissage en ligne, qui se fonde sur les Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson.

Et nous sommes heureux d’annoncer que le gouvernement vient d’ajouter la maladie de Parkinson au Système national de surveillance des maladies chroniques (SNSMC), une base de données permanente qui donnera aux chercheurs, médecins et décideurs accès à une grande diversité de données de fond sur le Parkinson.

Ces progrès en matière d’éducation, de défense des intérêts et de recherche ne seraient pas possibles sans le dévouement de milliers d’artisans, notamment ceux qui participent à la Grande Randonnée Parkinson, qui est lancée aujourd’hui. C’est en partie grâce à l’esprit communautaire de tout le pays que cet événement national fête cette année son 25 e  anniversaire.

En cette année d’anniversaire, nous saluons tous ceux qui continuent à réaliser notre vision d’une vie et d’un avenir meilleurs pour les Canadiens et Canadiennes vivant aujourd’hui avec le Parkinson et d’un monde débarrassé de la maladie demain. Nous sommes heureux de pouvoir vivre cette aventure avec vous.

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Un destin de chercheur

Dr. Jean-François Trempe and his wife Véronique Sauvé in earlier days in Oxford. Both were lead authors on a significant paper on Parkinson’s disease research, published in Science in 2013.

Jean-François Trempe et son épouse Véronique Sauvé lors de leur séjour antérieur à Oxford. Ils ont été les principaux auteurs d’un article important sur la recherche sur la maladie de Parkinson, publié dans la revue Science en 2013.

Pour Jean-François Trempe (Ph. D.), le développement d’une carrière de chercheur est une passion de toute une vie et une affaire de famille. Grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, ce chercheur de 37 ans et son épouse Véronique Sauvé ont été les principaux auteurs d’un important article portant sir la maladie de Parkinson publié dans la revue Science en 2013.

Ces deux chercheurs de l’Université McGill, en collaboration avec les équipes dirigées par Dr Edward (Ted) Fon et Dr Kalle Gehring, ont entrouvert une nouvelle porte susceptible de mener à la mise au point de médicaments capables de ralentir la progression de la maladie de Parkinson. L’article décrit la structure tridimensionnelle de la protéine parkine. Le gène muté de la parkine provoque une forme héréditaire rare de la maladie de Parkinson et pourrait également être en cause dans les formes plus courantes de la maladie de Parkinson. La parkine protège les neurones de la mort cellulaire résultant de l’accumulation d’anomalies mitochondriales. Les mitochondries sont les piles des cellules et fournissent l’énergie aux fonctions cellulaires. Cette percée sur la structure de la parkine a permis aux scientifiques de concevoir des mutations qui la rendent plus apte à reconnaître les mitochondries endommagées et éventuellement à offrir une meilleure protection aux cellules nerveuses.

Durant ses travaux sur la structure de la parkine, le chercheur Trempe faisait son postdoctorat grâce aux fonds du Programme national de recherche de la SPC. « Tout comme une image vaut mille mots, une structure équivaut à un millier d’expériences, ditil en expliquant de l’importance de la structure de la parkine découverte. »

Dr Edward Fon, président du Conseil consultatif scientifique de la SPC et directeur du Programme Parkinson de l’Université McGill, a rencontré pour la première fois le chercheur Trempe quand il travaillait dans le laboratoire du Kalle Gehring. « Ce qui m’a frappé c’est comment Jean-François s’est manifesté et a assumé la responsabilité de ce projet de collaboration sur la parkine, dit-il. Ce qui est particulier également c’est qu’il va au-delà de son domaine de la biologie structurelle, en intégrant d’autres dimensions comme la biologie cellulaire, pour compléter sa formation et exploiter ces deux domaines afin de dégager de nouveaux axes de recherche. »

L’article publié dans la revue Science a marqué un tournant dans la carrière de ce jeune chercheur prometteur tout en rendant compte de l’une des plus importantes découvertes à se faire dans un projet financé par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. M. Trempe a été invité récemment à présenter ses travaux à des chercheurs s’intéressant au Parkinson et à des concepteurs de médicaments lors de conférences internationales. « Il s’agissait d’une occasion en or pour échanger des idées et discuter de notre travail avec d’autres chercheurs du domaine de la maladie de Parkinson. »

Et l’an dernier, M. Trempe a mis sur pied son propre laboratoire à l’Université McGill, où travaillent deux étudiants diplômés, un boursier postdoctoral et un technicien. Des étudiants de premier cycle travaillent et étudient également au laboratoire dans le cadre de leur formation. M. Trempe a reçu une bourse de nouveau chercheur de 90 000 dollars sur deux ans, dans le cadre du Programme national de recherche de la SPC. Ce soutien lui permettra d’embaucher un stagiaire postdoctoral dans son laboratoire.

L’équipe du chercheur Trempe étudie actuellement la structure et la forme de PINK1, une protéine qui joue un rôle essentiel dans la maladie de Parkinson familiale. Environ 10 pour cent des personnes atteintes de Parkinson ont une forme génétique de la maladie. L’élucidation de la forme de cette protéine pourrait faciliter la mise au point d’un médicament pour réparer la protéine lésée, afin qu’elle puisse assurer sa fonction protectrice des neurones.

« La PINK1 active la parkine, explique M. Trempe. Lorsque nous connaîtrons la structure de PINK1, j’aimerais tirer parti de nos travaux sur PINK1 et la parkine pour mettre au point des médicaments. »

Quel parcours conduit un jeune chercheur à des découvertes révolutionnaires? M. Trempe raconte s’être intéressé tout jeune à la science, puis il a effectué des études de premier cycle et supérieures en biochimie. De 2002 à 2007, il a étudié à Oxford, au Royaume-Uni, sous la direction des chercheurs de renom Jane Endicott et Iain Campbell – pionniers de l’utilisation de la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour déterminer la structure des protéines.

« C’était un endroit inspirant et très collégial pour étudier et travailler, dit M. Trempe, et tout le monde se partageait l’information.

Il a retrouvé le même esprit de collaboration, à son retour au Canada, avec les chercheurs Dr Gehring et Dr Fon de McGill. « Ils sont tous deux très ouverts à la collaboration et cherchent à élargir notre connaissance du Parkinson et à aider les patients », a déclaré M. Trempe. À son tour, Dr Fon trouve que M. Trempe voue une véritable passion pour la science. « Il veut trouver comment les choses fonctionnent, cela le fascine profondément. »

Pourquoi faire de la recherche sur le Parkinson? « La maladie constitue encore un mystère pour la médecine. Nous ne savons toujours pas pourquoi certaines personnes en sont atteintes. Nous en ignorons toujours la cause ou les causes. Je suis curieux de trouver réponse à ces questions. Sans oublier le fardeau énorme et croissant qu’impose la maladie aux personnes vivant avec elle et l’enjeu de santé urgent pour la société », dit M. Trempe.

Depuis qu’il a commencé ses recherches sur la maladie de Parkinson, M. Trempe a rencontré plusieurs personnes vivant avec la maladie, par l’intermédiaire du chercheur Fon, qui parle régulièrement des cas qu’il connaît, ainsi qu’aux activités organisées par la Société Parkinson Canada. « Écouter les patients me permet de confronter la réalité et m’incite à travailler plus fort. Je me rends compte de l’impact que ma recherche pourrait avoir », dit M. Trempe.

Sa collaboration avec D r Fon l’aide également à constater que tous les patients sont différents et que la maladie se présente sous un large spectre avec, sembletil, différents sous-types et catégories. « Il nous faut davantage de données sur les patients, une tâche difficile à accomplir avec des ressources limitées. »

En plus d’être une école de rigueur scientifique, ma collaboration avec Ted Fon m’a enseigné l’importance de bien savoir communiquer. « Il ne suffit pas d’acquérir les connaissances, il faut savoir les partager à autrui dans des articles et des exposés de qualité », dit M. Trempe.

La démarche de financement exige aujourd’hui autant de rigueur scientifique que d’aptitudes à communiquer. « En plus de devoir publier dans de grands journaux et rédiger des demandes de financement, il faut expliquer l’impact de notre recherche, comme assise pour de nouveaux travaux et en vue de l’objectif ultime consistant à mettre au point de meilleurs traitements et une cure. »

Tout revient à se bâtir une réputation d’excellence. M. Trempe constate que les fonds reçus antérieurement du Programme national de recherche de la SPC l’ont aidé en ce sens. Le fait d’élucider la structure de la parkine a facilité sa recherche d’aide financière et la poursuite de sa quête de dévoiler les mystères de la maladie de Parkinson. Depuis, il a reçu des fonds de l’Université McGill pour établir son propre laboratoire et a été nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pharmacologie structurelle, une subvention de 100 000 dollars sur cinq ans. Il fait preuve d’un optimisme prudent quant à ses chances d’obtenir l’importante subvention qu’il a demandée aux IRSC. Il s’est également vu dernièrement décerner des fonds par la SPC pour son projet sur PINK1.

« Les fonds reçus de la Société Parkinson Canada ont joué un rôle essentiel, dit M. Trempe. Ils nous ont permis de faire progresser considérablement notre savoir tout en développant de jeunes chercheurs, et d’autres bailleurs de fonds reconnaissent le potentiel de nos efforts. »

Dr Fon, qui préside le Conseil consultatif scientifique de la SPC , dit que le programme de recherche vise entre autres à attirer de nouveaux talents dans le domaine de la recherche sur le Parkinson. « Nos bourses, subventions de projet pilote et autres aides sont d’une grande utilité pour inciter des chercheurs comme JeanFrançois Trempe à mettre leur savoir au service de la recherche sur le Parkinson. »

«Je vois mon travail dépasser les études structurales pour englober les études biophysiques et la mise au point de médicaments, ainsi que la recherche fondamentale, dit M. Trempe. Nous avons encore besoin d’élucider les bases pour comprendre les divers phénomènes en cause. »

« Et nos progrès s’accélèrent, explique le chercheur Trempe. Je crois que nous sommes sur la bonne voie et que nous accomplirons d’autres percées. »

Pour en savoir plus sur le projet que réalise Jean-François Trempe grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, visitez notre site Web à www.parkinson.ca.

Aidez nous à continuer notre soutien aux chercheurs tel JeanFrançois Trempe, en faisant un don dès aujourd’hui à la Société Parkinson Canada et à son Programme national de recherche.

Les professionnels de la santé donnent au suivant avec le module d’apprentissage sur la maladie de Parkinson

Online education tool for physicians helps identify Parkinson’s signs and symptoms.Des professionnels de la santé de partout au Canada et même d’ailleurs suivent le premier module d’apprentissage en ligne fondé sur les Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson de la Société Parkinson Canada (SPC), puis le recommandent à leurs collègues et utilisent l’information dans des séminaires professionnels et en classe.

Joanie Gourde-Bellerose, Pharm. D., travaille dans une pharmacie achalandée en Abitibi, au Québec. Elle enseigne également aux étudiants en soins infirmiers d’une université locale.

« Bien qu’un seul neurologue dessert notre collectivité, quatre nouveaux cas de Parkinson y ont été diagnostiqués récemment. J’ai suivi le module d’apprentissage en ligne pour me renseigner sur les nouveaux traitements offerts, dit-elle. Cela m’a été aussi très utile lorsque je préparais un cours sur les traitements de la maladie de Parkinson pour mes étudiants en soins infirmiers. Je vais leur recommander de suivre le programme. »

Mme Gourde-Bellerose estime également que le programme serait très utile aux médecins de famille. « Il faut souvent attendre avant d’être vu par un spécialiste, si le médecin de famille peut amorcer le processus de diagnostic et de traitement, le patient pourrait voir ses symptômes soulagés beaucoup plus rapidement. En outre, le médecin de famille peut suivre l’évolution de son patient en comprenant bien les enjeux actuels et travailler plus étroitement avec le spécialiste », ditelle.

Le neurologue Andrés Venegas est un spécialiste a suivi une formation de deux ans à Calgary et pratique maintenant au Mexique, son pays natal. Plus tôt ce mois-ci, il a été invité à donner une conférence aux médecins de famille de sa collectivité. Sa préparation l’a mené au volet du site de la SPC conçu à l’intention des professionnels de la santé et jusqu’au module d’apprentissage.

« J’estimais que ce serait un outil de formation utile pour les médecins de famille et les généralistes – et j’avais raison, ditil. Ma conférence devant environ 70 médecins a connu un grand succès. »

Le Dr  Venegas a traduit une partie des lignes directrices et les a adaptées au système et aux ressources de santé locaux, une initiative très appréciée dans son milieu professionnel. En fin de compte, ce sont les personnes vivant avec la maladie qui bénéficient le plus lorsque les professionnels des soins de santé disposent des connaissances les plus récentes.

Depuis le lancement du module en décembre dernier, environ 25 pour cent des personnes informées de l’existence du module par courrier électronique se sont inscrites et ont terminé la formation. Fondé sur les recommandations des Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson de la SPC, le module est accrédité par le Collège des médecins de famille du Canada comme cours de formation médicale continue. Il est actuellement offert gratuitement à tous les professionnels de la santé.

Faisant appel à des scénarios de cas et à une série de questions et de réponses, le module constitue un outil d’apprentissage interactif et efficace. Il porte sur la démarche de dépistage, de traitement et de prise en charge des symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson.

Nous vous invitons à informer de l’existence du module d’apprentissage accrédité vos collègues et ales membres de votre équipe de soins de santé. Si vous avez suivi le module et avez des commentaires à formuler, veuillez communiquer avec Grace.Ferrari@parkinson.ca, gestionnaire nationale, Formation professionnelle et publique.

La musique, le mouvement et leur lien dans le cerveau

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Jessica Grahn

La neuroscientifique Jessica Grahn sait que le fait d’écouter de la musique aide les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à allonger leur pas et à accélérer leur marche au lieu de rester figées sur place. En revanche, Dre Grahn ignore comment la musique aide et quelles parties du cerveau elle stimule. Une subvention de la recherche psychosociale de 100, 000 $ sur deux ans, du Programme de recherche national de la SPC lui permettra d’explorer les possibilités.

À l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), Dre Grahn, professeure adjointe à l’institut de cerveau et esprit de l’Université Western à London, Ontario, étudie les voies et les connexions cérébrales particulières qui lient le son et le mouvement pour localiser avec précision les parties du cerveau impliquées.

Dre Grahn examinera, à l’aide d’un scanneur, les cerveaux de personnes souffrant de la maladie de Parkinson pendant qu’elles écoutent leur musique préférée. En même temps, les personnes tendront leurs pieds sur des leviers pour actionner une représentation d’elles-mêmes dans un environnement virtuel qu’elles visualiseront grâce à des lunettes.

« C’est le plus près que nous puissions nous approcher de la marche réelle en situation couchée dans un scanneur d’IRMf pendant que nous effectuons une scanographie du cerveau », explique Dre Grahn.

Dre Grahn teste la théorie selon laquelle la musique agit comme un signal externe suggérant à quel moment bouger, en utilisant les systèmes moteurs dans le cerveau qui ne sont pas touchés par la maladie de Parkinson pour compenser les systèmes endommagés qui entravent le mouvement et la coordination. Autrement, la musique peut activer les centres du plaisir et de la récompense dans le cerveau. Ces centres du plaisir peuvent également être connectés aux parties du cerveau qui contrôlent le mouvement, mais qui se trouvaient à l’état latent avant d’être sollicitées pour compenser les cellules du cerveau déclinantes.

Les images du cerveau permettront à Dre Grahn et à ses collègues de déterminer les voies cérébrales sollicitées chez chaque personne – voies qui peuvent différer en fonction des sélections musicales. L’équipe de recherche mesurera également la démarche des patients avant et après l’audition de la musique qu’ils auront choisie.

Le projet vise à optimiser l’utilisation de la musique et de chansons particulières en fonction de l’activité cérébrale observée par Dre Grahn pour voir si la musique peut aider les malades à allonger le pas et à marcher plus vite afin de prévenir les blocages et les chutes, qui confinent souvent les personnes atteintes de la maladie de Parkinson chez elles, effrayées par le monde extérieur et les interactions sociales.

« En gros, nous essayons d’améliorer la mobilité et l’autonomie », déclare Dre Grahn.

Si les travaux de Dre Grahn donnent les résultats escomptés, les physiothérapeutes et les ergothérapeutes pourraient bénéficier de méthodes simples pour aider les personnes souffrant de la maladie de Parkinson à socialiser et à profiter d’une meilleure qualité de vie.

Consultez les profils des 27 autres chercheurs et de leurs projets, financés par le Programme national de recherche de la SPC de 2014 à 2016.

Le gouvernement accomplit un grand pas en vue de répondre aux besoins de la communauté Parkinson

ottawaSanté Canada et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ont décidé d’intégrer la maladie de Parkinson au Système national de surveillance des maladies chroniques (SNSMC). Cette initiative résulte de la participation directe de la Société Parkinson du Canada à la récente Étude nationale de la santé des populations relative aux troubles neurologiques. Cette percée donnera accès à un large éventail de données de fond sur la maladie de Parkinson aux chercheurs, praticiens et décideurs.

« La décision d’inclure la maladie de Parkinson au SNSMC indique que les décideurs politiques prennent nos préoccupations au sérieux, affirme Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de la Société Parkinson Canada. Et les précieuses données recueillies et diffusées permettront à tous les intervenants de prendre des décisions fondées sur des preuves au profit des personnes vivant avec la maladie. »

Élaboré en partenariat par le gouvernement fédéral et l’ASPC, le SNSMC est une base de données administratives provinciales, territoriales et fédérales, qui regroupe de l’information sur la facturation par les médecins, l’hospitalisation et les inscriptions au régime d’assurancemaladie.

Cette base de données renferme des indicateurs médicaux clés associés aux personnes vivant avec le Parkinson qui remontent jusqu’à l’an 2000. L’ASPC a fait savoir à la Société Parkinson Canada que le premier rapport sur ces indicateurs sera publié d’ici cinq ans. Le rapport et les données recueillies favoriseront un dialogue élargi et un meilleur transfert des connaissances sur le Parkinson dans les domaines des politiques publiques, des recommandations cliniques et de la recherche.

La Société Parkinson Canada attend avec impatience la publication du premier rapport et s’engage à en partager les résultats avec la communauté Parkinson. En attendant, nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada afin de mieux comprendre la maladie de Parkinson et les besoins des Canadiens et Canadiennes vivant avec le Parkinson, de leurs familles et de ceux qui leur donnent des soins.

L’esprit communautaire permet à la Grande Randonnée Parkinson d’atteindre la barre des 25 ans!

Amanda Mulder, à droite, avec son amie Nicole, se fait photographier lors de la Grande Randonnée Parkinson de 2014 à London, Ontario. Amanda a pris part à cet événement pour souligner la mémoire de son grand-père John Steenbergen.

Amanda Mulder, à droite, avec son amie Nicole, se fait photographier lors de la Grande Randonnée Parkinson de 2014 à London, Ontario. Amanda a pris part à cet événement pour souligner la mémoire de son grand-père John Steenbergen.

En 1990, lorsque sept membres de la section ontarienne de Toronto ont organisé la première grande randonnée, ils devaient sûrement avoir des plans pour l’avenir. Vingtcinq ans plus tard, après une croissance continue, a Grande Randonnée Parkinson mobilise plus de 14 000 marcheurs et bénévoles dans plus de 115 collectivités d’un océan à l’autre.

Des milliers d’autres Canadiens et Canadiennes parrainent des marcheurs afin d’appuyer leurs concitoyens vivant avec la maladie de Parkinson et ramassent des fonds pour les services de soutien, l’éducation, la défense des intérêts et la recherche. La randonnée de l’année dernière a permis de recueillir plus de 2,9 millions de dollars. Cette année, la Grande Randonnée Parkinson veut en recueillir trois à l’échelle nationale pendant la fin de semaine des 12 et 13 septembre prochains. Les commanditaires nationaux de la Grande Randonnée Parkinson 2015 sont la marque Naturœuf des Fermes Burnbrae et Roots Canada.

« Nous sommes très fiers d’être un partenaire communautaire de longue date de la Grande Randonnée Parkinson », affirme Margaret Hudson, présidente des Fermes Burnbrae. Nous saluons les contributions des héros du quotidien qui donnent de l’espoir à des dizaines de milliers de Canadiens et Canadiennes vivant avec cette maladie, ainsi qu’à leurs familles et aux personnes qui les soignent. »

Amanda Mulder, 23 ans, est l’une de ces héroïnes du quotidien. Elle a effectué tout le parcours de la Grande Randonnée de l’an dernier à London, en Ontario, en béquilles, en souvenir de son grandpère John Steenbergen, qui vivait avec le Parkinson et est décédé en 2013, à l’âge de 80 ans.

« Nous étions très proches, dit-elle. On se comprenait. Il était mon roc, et je l’aimais plus que tout au monde. Il a vécu avec la maladie pendant dix ans et j’ai vu à quel point cela a été difficile pour lui. »

L’an dernier Amanda a amassé 570 $ grâce à la générosité de sa famille et de ses amis. En septembre de cette année, elle espère faire la randonnée de London à la course si sa jambe le lui permet. Et, elle sollicitera sa famille et ses amis à nouveau comme commanditaires ou pour faire la randonnée avec elle.

Amanda a vu ses efforts doublement récompensés l’an dernier en remportant l’un des prix du tirage national, un téléviseur 60 pouces AQUOS ® LCD de Sharp. Et même si elle apprécie son cadeau, ce qui compte vraiment pour elle, c’est le soutien qu’elle apporte aux autres personnes vivant avec le Parkinson en l’honneur de son grandpapa.

« J’espère que cette maladie disparaîtra un jour. Voir mon grand-père faire face aux défis qu’un diagnostic de Parkinson comporte m’attristait tous les jours et si je peux aider, ne seraitce qu’un petit peu, pour éviter à d’autres ces défis, je n’y manquerai pas. »

Le grand-père de Hanif Balolia, autre héros de la communauté, a également vécu avec la maladie. Son grand-père ainsi que ses parents l’incitent à s’impliquer dans la Grande Randonnée Parkinson, tant à titre personnel que comme entrepreneur.

En fait, c’est à la mère de Balolia que revient le mérite. Il se souvient d’elle prenant l’avion jusqu’en Afrique de l’Est pour rendre visite à son grand-père et en prendre soin. « Elle y séjournait parfois pendant des mois. Elle était le pilier de la famille », de dire Balolia. Son père l’a également toujours encouragé à donner temps et argent aux moins fortunés.

Cette année, la société AgeComfort.com de Balolia inscrira une équipe à la Grande Randonnée Parkinson et elle fera don de prix pour le concours « Ces héros qui nous inspirent », qui sera lancé en ligne au mois de juin.

Vous pouvez vous joindre à Hanif et à Amanda et devenir un héros du quotidien, pour insuffler de l’espoir aux Canadiens et Canadiennes vivant avec la maladie de Parkinson, à leurs familles et aux personnes qui leur donnent des soins. Inscrivez-vous aujourd’hui à une activité amusante en famille dotée d’une mission. Ou communiquez avec le bureau de votre région de la Société Parkinson pour vous renseigner davantage sur la tenue de la Grande Randonnée dans votre collectivité.


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
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