Une étudiante titulaire d’une bourse de la SPC fait partie de la prochaine génération de spécialistes de la maladie de Parkinson

Dr. Barbara Connolly, Assistant Professor, McMaster University, Hamilton, Ontario.

La Dre Barbara Connolly, professeure adjointe, Université McMaster, Hamilton, Ontario.

La Société Parkinson Canada (SPC) offre des subventions à des médecins ou cliniciens qui en sont aux premiers stages de leur carrière, assurant ainsi la formation des prochains spécialistes de la maladie de Parkinson. L’une de ces spécialistes, la Dre Barbara Connolly, a reçu la bourse de recherche clinique sur les troubles du mouvement Nora Fischer en 2011.

Formée à Toronto sous l’égide des Dr Anthony Lang, la Dre Connolly met désormais ses compétences et son expertise mondialement reconnues au service des patients de la ville d’Hamilton, en Ontario, qui souffrait d’une pénurie de spécialistes de la maladie de Parkinson.

« Avant que je déménage à Hamilton, il n’y avait qu’un seul spécialiste des troubles du mouvement dans toute la région. J’exerce donc dans une collectivité sous‑desservie. Je reçois les patients qui me sont adressés par des médecins locaux et je les aide à gérer les troubles du mouvement liés à la maladie de Parkinson ou autres de sorte qu’ils bénéficient de soins plus particuliers » affirme la Dre Connolly, qui occupe dorénavant le poste de professeure adjointe au département de médecine de l’Université McMaster.

La Dre Connolly, qui s’intéresse à la médecine depuis qu’elle est toute jeune, estime que la bourse de recherche clinique accordée par la SPC a joué un rôle important dans son parcours professionnel à date. En ce qui concerne l’enseignement, la Dre Connolly se réjouit de pouvoir boucler la boucle au cours des prochaines années en faisant profiter de jeunes étudiants de l’expertise en matière de troubles du mouvement qu’elle a acquise auprès du Dr Lang.

« Grâce à ma formation, je pense avoir quelque chose de plus à offrir à mes patients. Lorsque j’ai présenté une demande de bourse à l’Hôpital Western Toronto qui fait partie du Réseau universitaire de santé, la disponibilité des fonds constituait un problème, attribuable en partie au ralentissement économique. La bourse de la SPC m’a procuré le financement dont j’avais besoin pour poursuivre mes objectifs » fait remarquer la Dre Connolly.

L’Université McMaster récolte les fruits de l’enseignement de la Dre Connolly en sa qualité de neurologue résidente. La Dre Connolly a d’abord saisi l’occasion qui se présentait à Hamilton parce que le programme de résidence en était à ses balbutiements.

« J’étais ravie de constater à quel point il s’agissait d’un nouveau programme. Je savais que je pourrais modeler le programme de résidence de sorte qu’il réponde à mes souhaits. Cela semblait idéal pour établir ma pratique, puisque la ville a également besoin d’un plus grand nombre de spécialistes des troubles du mouvement. Les possibilités sont multiples à Hamilton à l’heure actuelle » souligne la Dre Connolly.

La Dre Connolly, qui travaille à l’hôpital général de Hamilton, envisage à long terme d’adjoindre à son équipe une gamme d’autres professionnels de la santé œuvrant dans des disciplines connexes ou apparentées afin de mieux servir les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou d’autres troubles neurodégénératifs ou troubles du mouvement. À l’heure actuelle, environ 70 % de ses patients souffrent de la maladie de Parkinson.

La Dre Connolly, qui tient à jour ses compétences en lisant des revues traitant des troubles du mouvement et en assistant à des congrès pertinents, espère pouvoir conjuguer les tout nouveaux médicaments neuroprotecteurs et les méthodes d’avant‑garde de diagnostic précoce pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et retarder autant que possible la progression de leurs symptômes.

« Si nous parvenions à diagnostiquer rapidement la maladie de Parkinson et à administrer ensuite au patient des médicaments qui ralentiraient la progression de la maladie, nous aurions franchi une étape importante dans la recherche sur la maladie de Parkinson et le traitement de celle‑ci » mentionne la Dre Connolly.

Même si elle était titulaire d’une bourse de recherche clinique de la SPC, la Dre Connolly a quand même pu participer à bon nombre de programmes de recherche durant la période où elle a étudié auprès du DLang à Toronto. Au cours des prochaines années, une fois qu’elle se sera familiarisée avec son nouveau rôle à Hamilton et à l’Université McMaster, la Dre Connolly prévoit s’intéresser de plus près à la recherche.

« Mes patients trouvent que les nouvelles recherches sont excitantes. Ils tiennent à y participer et à avoir la possibilité de faire la différence » indique la Dre Connolly.

Elle n’a que des mots d’encouragement pour ses étudiants d’aujourd’hui et de demain.

« J’encourage tous ceux qui s’intéressent à la recherche sur la maladie de Parkinson et dans des domaines de spécialisation connexes à y prendre part. La maladie de Parkinson est une maladie fréquente et, compte tenu du vieillissement de la population, nous aurons besoin de plus en plus de spécialistes pour soigner ces patients. L’obtention d’une bourse est la meilleure façon de se familiariser avec le domaine » précise la Dre Connolly.

Grâce à des médecins comme la Dre Connolly qui assument le leadership dans le traitement de la maladie de Parkinson, la recherche sur cette maladie et la sensibilisation à cet égard, notre population vieillissante est entre bonnes mains.

La Société Parkinson Canada est le seul organisme qui finance expressément la recherche sur la maladie de Parkinson au Canada. En collaboration avec des partenaires régionaux, notre Programme national de recherche investit dans la recherche au Canada à partir de la base. Bon nombre de projets sont axés sur le stade de la découverte, débouchant de la sorte sur d’autres possibilités de financement et de nouvelles méthodes de traitement de la maladie de Parkinson.

Pour obtenir un complément d’information sur le Programme national de recherche, communiquer avec Julie Wysocki, directrice, Programme national de recherche, par courriel en tapant julie.wysocki@parkinson.ca ou par téléphone en composant le 1‑800‑565‑3000, poste 3382.

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