Archive for November, 2013

Message de la rédactrice en chef

Marina Joseph, rédactrice en chef du bulletin e‑l’Actualité Parkinson.

Dans ce dernier numéro de L’Actualité Parkinson pour 2013, nous clôturons une année passionnante, non seulement pour la Société Parkinson Canada, mais pour la communauté Parkinson mondiale. Nous mettrons l’accent sur l’excellent travail de Canadiens dans les collectivités, les laboratoires universitaires et les rassemblements internationaux à l’intention des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson.

Nous braquons les projecteurs sur plus de 14 000 personnes grâce auxquelles nous offrons nos programmes et services. Avec plus de randonnées et d’équipes virtuelles que jamais, des Canadiens se sont mobilisés pour recueillir plus de 2,75 millions de dollars lors de la 23e Grande randonnée Parkinson, qui s’est tenue, en septembre, dans plus de 100 localités du Canada.

Nous couvrirons les points saillants du 3e Congrès mondial sur la maladie de Parkinson, réunion triennale des organismes du domaine de la maladie de Parkinson du monde entier. Plus de 1 300 des 3 300 participants provenaient du Canada. La SPC était fière d’être en compagnie de scientifiques, professionnels de la santé travaillant en neurologie et dans les domaines connexes, personnes atteintes de la maladie, décideurs et dirigeants d’organismes.

Notre couverture du Congrès déborde des exposés scientifiques et de la tournée des résumés d’affiches pour parcourir le Congrès avec les yeux des personnes atteintes. Il n’y a pas meilleur exemple que le Programme de compagnonnage, un projet pilote du WPC soutenu par la SPC et des bénévoles qui permet de jumeler des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson avec des participants étrangers. Lisez le point sur la défense des intérêts, qui décrit les points saillants du forum stratégique inaugural du Congrès mondial sur la maladie de Parkinson.

Pour terminer, obtenez de l’information sur l’expansion de notre programme de formation continue et de nos ressources destinées aux professionnels de la santé s’appuyant sur les premières Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson.

L’Actualité Parkinson est un bulletin en ligne gratuit publié jusqu’à cinq fois par année par la Société Parkinson Canada. Vos commentaires nous intéressent et nous vous invitons à donner votre avis sur les articles. Si vous aimez vraiment cette ressource, partagez-la avec l’une de vos connaissances afin qu’elle puisse, elle aussi, s’abonner et obtenir plus de renseignements sur la communauté Parkinson au Canada.

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Pre Virginia Lee présente des travaux de recherche de pointe pour la conférence Donald Calne 2013

Pre Virginia M-Y Lee, conférencière de la bourse Donald Calne 2013

Pre Virginia M-Y Lee, conférencière de la bourse Donald Calne 2013

La Société Parkinson Canada a profité du 3e Congrès mondial sur la maladie de Parkinson pour présenter la conférence Donald Calne de cette année, accueillant ainsi le triple de participants et un public international.

Pre Virginia Lee, professeure à l’University of Pennsylvania School of Medicine et lauréate de la bourse 2013, a parlé de « nouvelles perspectives sur les mécanismes de la progression de la maladie de Parkinson ». Ses travaux de recherche sur l’étiologie et la pathogenèse des protéines alpha-synucléine, tau, TDP-43 et autres protéines mal repliées dans la pathobiologie des maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson et l’Alzheimer, sont reconnus par ses pairs comme étant révolutionnaires. Les travaux récents de Pre Lee, plus particulièrement sur l’alpha-synucléine, ont provoqué un enthousiasme chez d’autres chercheurs de domaines connexes.

Pre Lee était fière de la reconnaissance.

« Ce fut un honneur de recevoir la bourse de conférence Donald Calne. Je suis fière d’être la première femme à la recevoir », confie Pre Lee.

Présenté par la Société Parkinson Canada et coparrainé par AbbVie Canada et Teva Canada Innovation, l’événement du 3 octobre a accueilli plusieurs centaines d’invités.

Nous sommes très fiers d’appuyer la bourse de conférence Donald Calne. La communication d’information par des chercheurs de renommée mondiale comme Pre Virginia M.-Y. Lee est essentielle pour le milieu scientifique, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et leurs familles », affirme Felipe Pastrana, directeur général d’AbbVie Canada.

« Je connais relativement bien la plupart des chercheurs qui ont gagné (la bourse Donald Calne) les années précédentes. L’un des aspects les plus importants de la conférence Donald Calne est de voir le dévouement de la Société Parkinson Canada », ajoute Pre Lee.

Le site Parkinson.ca diffusera sous peu une vidéo sur la conférence Donald Calne. Consultez notre site Web pour de plus amples renseignements sur les conférences Donald Calne précédentes, et lisez notre article sur les actualités scientifiques dans le présent numéro de L’Actualité Parkinson pour en savoir plus sur les travaux de recherche de Pre Virginia Lee.

Les personnes qui soutiennent la Grande Randonnée Parkinson financent la recherche dans l’espoir qu’un remède sera trouvé

02-Parkinson SuperWalkAvec plus de 100 randonnées et randonnées virtuelles et plus de 575 équipes d’un bout à l’autre du Canada, les gens se sont mobilisés pour recueillir plus de 2,75 millions de dollars. Il s’agit là d’un pas de géant visant à découvrir les complexités de la maladie de Parkinson.

« La communauté Parkinson du Canada a prouvé encore une fois ce qu’elle peut faire quand ses membres se mobilisent dans toutes les régions du pays. Grâce à leurs efforts, elle a recueilli des fonds qui feront une différence, aujourd’hui et demain, pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson », déclare Joyce Gordon, présidente et chef de la direction de la Société Parkinson Canada.

Les recettes de la Grande randonnée Parkinson permettent à la Société Parkinson Canada et à ses partenaires régionaux de partout au Canada de financer des ressources éducatives, des services de soutien et des activités de défense des intérêts pour les personnes atteintes de la maladie dans l’ensemble du pays.

« La Société Parkinson Canada nous a aidées, ma mère et moi, à être de meilleures soignantes pour mon père, particulièrement durant les jours difficiles. Je suis heureuse de pouvoir offrir ce cadeau à d’autres familles », confie Patricia Peterson, d’Edmonton, fille du regretté Dr Frank Peterson.

Les recettes de l’événement sont également investies dans le Programme national de recherche, qui permet à des scientifiques canadiens spécialistes de la maladie de Parkinson d’en savoir plus sur les causes de la maladie, de mettre au point de meilleurs traitements et de chercher un remède à cette maladie du cerveau.

Cette année, la Société Parkinson Canada et ses partenaires régionaux offrent 22 nouvelles subventions, bourses de recherche et bourses d’études. Ces nouvelles bourses représentent un total de 1 273 879 $ visant à soutenir de nouveaux projets de recherche au Canada au cours des deux prochaines années. En incluant les 13 bourses de recherche renouvelées pour une deuxième année, l’investissement du Programme national de recherche s’élève actuellement à 1 758 839 $.

Cela comprend :

  • 10 subventions pour projets pilotes
  • 3 bourses pour nouveaux chercheurs
  • 2 bourses de recherche fondamentale
  • 1 bourse de recherche clinique sur les troubles du mouvement
  • 1 bourse de recherche clinique
  • 4 bourses d’études supérieures
  • 1 bourse de doctorat pour la recherche psychosociale

Consultez le site www.granderandonneeparkinson.ca pour voir la liste des plus importants collecteurs de fonds et des meilleures équipes en ligne. Félicitations aux plus de 14 000 bénévoles, marcheurs et commanditaires d’avoir fait une différence!

Le point sur la défense des intérêts

03-Policy Day Group Shot WPC 201319_croppedLa Société Parkinson Canada est fière d’avoir accueillir le monde à Montréal au début octobre. La semaine a commencé avec le forum stratégique inaugural du Congrès mondial sur la maladie de Parkinson. Le rassemblement était ciblé et intime, avec quelque 50 participants incluant des employés gouvernementaux du Canada, de la France, du Mexique et des États-Unis. Étaient également présents des dirigeants de sociétés Parkinson de l’étranger, des ambassadeurs du WPC et des représentants de l’industrie. L’événement était animé par Jeffery Simpson, chroniqueur aux affaires nationales pour le Globe and Mail. En examinant l’incidence sociale et économique de ces maladies à une échelle mondiale, ces discussions ont participé à faire de la maladie de Parkinson et autres maladies neurodégénératives une question de santé mondiale. Un rapport détaillé sur les résultats du forum sera publié prochainement.

Cet automne, la communauté Parkinson a également savouré deux victoires en matière de politique publique. D’abord, la question de l’équité génétique pour les Canadiens a fait un pas de géant, car elle a été mentionnée dans le discours du Trône comme étant une nouvelle priorité pour le gouvernement du Canada. Dans le sillon de cette victoire, le gouvernement a conclu l’Accord économique et commercial global (AECG), qui inclut des réformes aux normes relatives à la propriété intellectuelle des médicaments au Canada. La Société Parkinson Canada croit que ces changements offrent une occasion extraordinaire de positionner ce pays comme chef mondial de la recherche médicale avancée. Nous croyons que ces réformes attireront des investissements étrangers dans la recherche en sciences de la vie au Canada, permettront aux citoyens d’avoir accès à de nouveaux médicaments, créeront un système de soins de santé plus solide et accroitront la qualité de vie de tous les Canadiens. Pour de plus amples renseignements sur ces questions et d’autres questions de défense des intérêts, consultez notre centre de défense des intérêts sur le site Web national.

LIEN FRANÇAIS

http://www.parkinson.ca/site/c.jpIMKWOBJoG/b.3536987/k.D413/D233fense_des_int233r234ts.htm

Recherche scientifique de pointe au Congrès mondial sur la maladie de Parkinson

Dr Matthew Farrer présentant son exposé aux participants du WPC 2013 à Montréal

Dr Matthew Farrer présentant son exposé aux participants du WPC 2013 à Montréal

Le 3e Congrès mondial sur la maladie de Parkinson (WPC), à Montréal, a été un lieu extraordinaire qui a permis aux scientifiques, aux professionnels de la santé et au public qui s’intéresse à la maladie de Parkinson d’échanger des idées, de s’informer sur les progrès récents et de présenter les dernières découvertes avec des collègues du monde entier. Comme il était impossible de tout voir à cause de la gamme complète de séances simultanées, nous avons porté une attention particulière à quelques-uns des sujets les plus intéressants et des éminents conférenciers du WPC 2013. Inutile de préciser qu’il y en avait pour tous les goûts!Virginia Lee, professeure à l’University of Pennsylvania School of Medicine, a joué un rôle de chef de file et a été très active dans de nombreuses tables rondes, séances plénières et séances d’information à l’intention des médias. Ses recherches sur l’alpha-synucléine et son rôle dans la maladie de Parkinson risquent de permettre de mieux comprendre comment la maladie s’attaque à diverses régions du cerveau avec le temps.

« Au cours des années 1980 et 1990, des scientifiques ont inséré des cellules souches embryonnaires dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Parkinson pour remplacer les voies dopaminergiques altérées. À la mort des patients, leur cerveau a été étudié. Les chercheurs ont trouvé de nouvelles cellules créées à partir des cellules souches embryonnaires qui avaient accumulé des corps de Lewy contenant de l’alpha-synucléine », décrit Pre Lee.

L’alpha-synucléine est une protéine que l’on trouve principalement dans le tissu nerveux où elle joue un rôle de communication entre les cellules nerveuses. Les corps de Lewy sont des agrégats anormaux de la protéine alpha-synucléine qui se développent à l’intérieur des cellules nerveuses des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Lors d’expériences, nous avons inséré des agrégats anormaux d’alpha-synucléine dans des souris normales. Nous avons pu démontrer que les souris développent les anomalies de l’alpha-synucléine, qui sont transmises à d’autres cellules, dont les cellules dopaminergiques. Ces souris ont développé des corps de Lewy. Avec cette expérience, nous avons créé un modèle extraordinaire de maladie de Parkinson non héréditaire qui fait un lien entre la pathologie de l’alpha-synucléine et la perte de cellules dopaminergiques. En outre, nous avons montré que la progression de la maladie peut être due à la transmission de la pathologie de l’alpha-synucléine de cellule à cellule », ajoute Pre Lee, qui a participé aux trois événements de la WPC.

Pre Lee croit que cela pourrait mener à des traitements et même à un outil de diagnostic précoce de la maladie de Parkinson. Elle a confiance qu’il soit un jour possible de bloquer la pathologie qui transmet l’alpha-synucléine mal repliée d’une cellule à une autre à l’aide d’anticorps ou d’autres inhibiteurs de transfert, bien qu’aucune recherche n’ait encore été réalisée dans cette direction.

« On trouve l’alpha-synucléine dans les neurones du système nerveux central. On en trouve également dans les neurones du tube digestif et des globules rouges. Les médecins peuvent mesurer les taux d’alpha-synucléine dans le liquide céphalo-rachidien pour tenter de voir s’il y a des changements. Je crois que toute diminution du taux d’alpha-synucléine est mauvaise. Il est encore tôt, mais nous tentons de normaliser l’utilisation de l’alpha-synucléine comme biomarqueur », s’enthousiasme Pre Lee.

Pre Lee croit également que cela positionne la maladie de Parkinson et la recherche qui y est associée à l’avant-scène dans le milieu des sciences neurologiques, et elle espère que cela conduira des équipes à effectuer d’autres tests et essais cliniques qui permettront de faire progresser nos connaissances à l’égard de l’alpha-synucléine.

« Ces résultats positionnent la maladie de Parkinson devant d’autres maladies neurodégénératives. Les corps de Lewy forment une structure anormale qui s’accumule comme un tas de déchets dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Nous voulons recréer ce modèle chez des souris pour effectuer des expériences et mieux comprendre comment les corps de Lewy se propagent avec le temps et entraînent le dysfonctionnement et la mort des neurones. Ces renseignements nous permettront de mettre au point des thérapies capables de stopper la propagation et d’empêcher les neurones de mourir », résume Pre Lee.

Avec le temps, les travaux de Pre Lee complèteront d’autres études et donneront aux scientifiques un portrait complet de l’évolution de la maladie de Parkinson de A à Z. Heidi McBride est une autre chercheuse déterminée à résoudre l’énigme de la maladie de Parkinson par l’étude des mitochondries.

Dans le milieu scientifique, les mitochondries sont connues somme étant des « centrales cellulaires » parce qu’elles génèrent la majeure partie de l’approvisionnement des cellules en adénosine triphosphate (ATP), utilisé comme source d’énergie chimique. Les mitochondries contribuent également au signalement, à la différenciation cellulaire, à la mort cellulaire, au contrôle du cycle cellulaire et à la croissance des cellules. Grâce à l’un des plus importants développements de la recherche sur la maladie de Parkinson, nous savons que les mitochondries deviennent dysfonctionnelles dans les premiers stades de la maladie.

Un moteur en bon état

« Imaginez un moteur à combustion. Les mitochondries utilisent l’oxygène que nous respirons ainsi que du carburant (sucre et graisses); malheureusement, un moteur défectueux à cause de la maladie de Parkinson produit de la ‘fumée’. Nous devons trouver comment les mitochondries se nettoient et se débarrassent des mauvaises protéines et des mauvais lipides », explique Heidi McBride, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie cellulaire et mitochondries et chercheuse au Neuro de l’Université McGill à Montréal.

La prochaine étape pour Mme McBride, qui a récemment choisi McGill pour se rapprocher de cliniciens et de personnes atteintes de la maladie de Parkinson, consiste à traduire les résultats en données cliniques avec l’aide de son équipe de recherche. À ce jour, Heidi McBride et Dr Edward Fon, directeur du Programme sur la maladie de Parkinson de McGill, ont vu des mitochondries normales éjecter des quantités de matière endommagée, une fonction qu’entrave la maladie de Parkinson.

« Nous espérons trouver une façon d’accélérer l’enlèvement de mitochondries endommagées des cellules afin que celles-ci puissent demeurer saines. Même les toxines se lient et bloquent la respiration mitochondriale, ce qui entraîne d’autres dommages. Nous devons trouver une façon d’éviter ces dommages. Nous tentons toujours de comprendre comment les mitochondries s’y prennent pour se nettoyer et écarter les parties endommagées », ajoute Heidi McBride.

Mme McBride a bon espoir d’obtenir des réponses qui permettront de trouver des traitements pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Nos recherches ne permettront pas de soulager les symptômes à ce point-ci, mais si nous parvenons à mettre au point un médicament capable de stopper les dommages aux mitochondries, nous permettrions à ces cellules de vivre plus longtemps », dit-elle.

Thérapies moléculaires visant les bonnes voies chez les bons sujets

Matthew Farrer, professeur au Département de génétique médicale et directeur du Centre de recherche de neurogénétique appliquée du Centre de recherche sur le cerveau de l’Université de Colombie-Britannique, et lauréat de la bourse de conférence Donald Calne 2012, travaille à des découvertes similaires avec ses travaux sur la génétique, la neuroscience, la neurologie et leur intégration à la maladie de Parkinson.

« Nous sommes à la recherche de gènes, de mutations, de voies, de mécanismes et d’indices sur la façon de résoudre le problème de la maladie de Parkinson », explique Dr Farrer.

Comme ses collègues, Dr Farrer cherche des façons de traiter et même de guérir la maladie de Parkinson au niveau moléculaire. « Nous croyons que nos travaux mèneront à des médicaments capables de ralentir ou même stopper la progression de la maladie, plus particulièrement avec des thérapies moléculaires visant les bonnes voies chez les bons sujets », ajoute-t-il.

Pre Virginia Lee, Heidi McBride, Dr Matt Farrer et d’autres chefs de file des neurosciences contribuent à créer une cartographie complète de la biologie de la maladie de Parkinson. Un grand plan et une action mondiale.

« Nous devons persévérer. D’ici 2020, nous espérons avoir cartographié la presque totalité de toutes les variables contribuant à la maladie de Parkinson. Ce plan nous permet de faire des modèles et nous commençons à comprendre la biologie », conclut Dr Farrer.

De plus amples renseignements sur les travaux des trois chercheurs du présent article sont accessibles en ligne (contenu en anglais seulement), à :

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, consultez le site www.parkinson.ca.

Une occasion d’apprendre : La tournée des affiches du WPC

???????????????????????????????Le 3e Congrès mondial sur la maladie de Parkinson (WPC), à Montréal, a regorgé de séminaires scientifiques, d’exposés sur les dernières recherches et d’ateliers interactifs visant le mieux-être des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le programme officiel était assorti d’autres activités éducatives sur quatre jours. La tournée des affiches du WPC, une sélection de plus de 200 découvertes scientifiques et de stratégies de traitement de la maladie au quotidien présentées en format affiche, a été une pièce maîtresse de la salle des exposants.

Les participants pouvaient se promener tranquillement dans les allées d’affiches regroupées en deux thèmes principaux, soit la découverte scientifique et la vie des personnes atteintes, ou s’inscrire à une visite guidée par un spécialiste de la maladie de Parkinson ou un neurologue en vue.

Pr Matthew Farrer, [insert his org] et expert de renommée mondiale en génétique, était l’un des guides.

« Mon rôle (en tant que guide de la tournée des affiches du WPC) consistait à inviter le présentateur à discuter de la façon dont l’étude a été menée, à poser des questions sur les résultats et à suggérer des étapes à venir ou des façons de poursuivre l’étude », explique Pr Farrer.

Les affiches scientifiques étaient principalement destinées aux professionnels de la maladie de Parkinson et de la neurologie, notamment des sciences fondamentale et clinique, des pratiques exemplaires de prestation de soins et autres thèmes du genre. Les personnes atteintes et contributeurs non médicaux avaient également soumis des affiches contenant des renseignements susceptibles de faire une différence pour les personnes atteintes, notamment des suggestions d’exercices et des idées de sensibilisation pour des campagnes de financement partout dans le monde.

« Pour moi, une affiche est un aperçu visuel d’un projet de recherche particulier. Les affiches décrivent les objectifs et les résultats; les personnes curieuses d’en savoir plus peuvent lire en détail les articles scientifiques du chercheur ou clinicien », signale Grace Ferrari, adjointe à la formation des professionnels de la santé à la Société Parkinson Canada.

« Une visite en compagnie d’un professionnel vous permet de mieux comprendre les affiches et leur contenu », ajoute Grace Ferrari.

La Société Parkinson Canada a présenté une affiche sur le nouveau programme de compagnonnage, un projet pilote et une nouveauté au Congrès, qui donnait des statistiques sur la participation, les pays de provenance des participants, les résultats à prévoir et les gains pour les participants. Le programme de compagnonnage, la tournée des affiches de la WPC et notre affiche sur les compagnons ont connu un grand succès.

Pour de plus amples renseignements sur les affiches du WPC, consultez le site Web du World Parkinson Congress.

Entretenir l’amitié au WPC

Kip Smith et Laurie Nobbs se rencontrent au WPC.

Kip Smith et Laurie Nobbs se rencontrent au WPC.

Il est toujours bon d’avoir un compagnon de voyage, particulièrement quand nous nous aventurons hors des sentiers battus. Pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui voyagent à l’étranger, par exemple pour assister au Congrès mondial sur la maladie de Parkinson (WPC), à Montréal, d’éventuels obstacles linguistiques ajoutés à la gestion des symptômes de la maladie rendent les relations et les conversations d’autant plus difficiles.

La Société Parkinson Canada (SPC) et la World Parkinson Coalition voulaient aider les participants du Congrès à se sentir plus à l’aise à Montréal. Il en a résulté un projet pilote à l’origine du nouveau programme de compagnonnage. Le Programme de compagnonnage jumelait des Canadiens à des participants étrangers à l’aide de renseignements personnels fournis par les participants aux organisateurs, comme la langue, le sexe et l’année du diagnostic.

Laurine Fillo, de l’Alberta, s’est inscrite au programme immédiatement à la suite de son inscription au Congrès.

« J’ai trouvé que c’était une excellente idée. Étant de l’Alberta, nous étions convaincus que d’autres connaissances albertaines se rendraient également à Montréal. J’ai pensé que ma participation au programme serait utile à une compagne », raconte Laurine, qui a été jumelée à Sharon Daborn, ambassadrice du WPC pour l’Australie.

Bien que Laurine et Sharon n’aient pas eu l’occasion d’interagir autant qu’elles l’auraient souhaité, en partie à cause des responsabilités de Sharon à titre d’ambassadrice, elles qualifient toutes deux l’expérience de précieuse.

« Nous avons assisté ensemble à la réception des compagnons, ce qui a été une excellente expérience. J’ai été heureuse de voir le visage et d’entendre la voix d’une personne que j’ai appris à connaître. Par la suite, je n’ai plus eu de temps libre », se rappelle Sharon.

Pour d’autres personnes jumelées, il a été facile d’entrer en contact avant et durant le Congrès. Laurie Nobbs, de Colombie-Britannique (Canada) a été jumelé à Kip Smith, des États-Unis. Ils ont commencé à échanger des courriels dès janvier 2013.

« Nous avons échangé des courriels une fois par semaine ou deux semaines. En janvier, j’ai reçu un courriel du coordonnateur du programme qui fournissait les coordonnées de Laurie, ça n’a pas été plus compliqué. Nous avons discuté assez souvent. Nous avons assisté à la réception des compagnons et à quelques séances ensemble. Nous avons eu beaucoup de plaisir », raconte Kip.

« Nous avons commencé à communiquer environ huit mois avant le Congrès. Nous avons développé une relation chaleureuse. Nous avions beaucoup de points en commun et avons échangé beaucoup d’information », ajoute Laurie.

« En arrivant à la réception des compagnons, nous avons constaté que l’événement avait été magnifiquement organisé. Certains se rencontraient pour la première fois et ont échangé des photos. Deux compagnons ont échangé une étreinte lorsqu’ils se sont rencontrés. Ils ne se connaissaient pas du tout avant le Congrès. Il y avait une belle énergie dans la salle. Lorsque nous avons rencontré Kip en personne, nous avons ressenti une grande émotion, comme si nous rencontrions un ami de longue date », ajoute Linda Thiessen, la conjointe et soignante de Laurie Nobb.

Kip et Laurie ont tenté de se rencontrer en personne avant le Congrès, lors du passage en C.-B. de la famille Smith, en route vers l’Alaska. Le moment ne s’y prêtait pas, mais les Smith feront une nouvelle tentative l’été prochain, lorsqu’ils feront de nouveau le voyage vers le Nord.

« Nous tenterons de nouveau notre chance l’été prochain », assure Kip.

Bill Sloan, bénévole pour le WPC et administrateur du Programme de compagnonnage, a joué un rôle clé dans le succès du programme en jumelant 206 participants du WPC. Il a également animé la réception des compagnons tenue juste avant les cérémonies d’ouverture du Congrès pour aider les compagnons à se rencontrer en personne, la plupart pour la première fois.

Lui-même atteint de la forme précoce de la maladie de Parkinson, Bill Sloan était le choix idéal pour établir des jumelages complémentaires. Grâce à ses soins et à son travail acharné, le programme de compagnonnage s’est avéré un ajout précieux au Congrès.

« Ce fut un succès, et ce pourrait l’être encore davantage. Nous avons appris des choses qui nous permettront de nous améliorer la prochaine fois », lance Bill.

D’autres compagnons ont également trouvé le programme utile, et les avantages perdureront au-delà du Congrès.

« C’est agréable de parler à une personne qui comprend ce que tu vis et qui peut te donner des renseignements sur la façon dont elle fait face à la maladie. Kip a subi une stimulation profonde du cerveau, une chirurgie que je souhaiterais subir moi aussi. Il m’a communiqué beaucoup d’information », ajoute Laurie.

« Je peux échapper à la maladie parce que je n’en suis pas atteinte, mais ce n’est pas le cas de Laurie. Il lui est utile d’avoir un compagnon qui comprend ce qu’il vit. C’est intéressant de constater que chacun est différent tout en ayant des points communs avec les autres personnes atteintes », avance Linda, la femme de Laurie.

Les liens créés au Congrès ne se rompront pas avec la fin du Congrès. Certains compagnons prévoient poursuivre leurs conversations par courriel, messages textes ou échanges en ligne. Le Programme de compagnonnage n’a pas seulement permis à des gens de se rencontrer pour quelques jours, mais il est à l’origine d’amitiés durables qui se prolongeront durant des années.

« Ce que je retiens le plus, c’est que je me suis sentie à l’aise de venir dans un nouveau pays. Je ne suis pas une grande voyageuse internationale. Ça m’a fait du bien de sentir qu’il y avait quelqu’un à qui je pouvais parler », confie Sharon.

Avec un tel succès et de telles expériences positives, espérons que le programme se poursuive pour les anciens amis et les nouveaux compagnons lors du 4e WPC, à Portland (Oregon), en 2016.

Pour de plus amples renseignements sur le Programme de compagnonnage, cliquez ici pour consulter l’affiche du WPC présentée à Montréal.


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
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