Archive for November, 2012

Message de la rédactrice en chef

Bienvenue à L’Actualité Parkinson.

Le Congrès mondial sur la maladie de Parkinson (WPC) aura lieu à Montréal en octobre 2013. Pour nous aider à faire de ce congrès le plus réussi à ce jour, nous vous proposons plusieurs façons de vous engager. Ryan Tripp, ambassadeur canadien du WPC, suggère d’autres raisons de participer.

Nous présentons le témoignage de Bill Andrus, résidant de l’Ontario, qui fait part de quelques-unes de ses stratégies pour bien vivre avec la maladie de Parkinson.

Nous mettons également en lumière des exemples de l’excellent travail entrepris par des chercheurs financés par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada.

Le rapport de défense des intérêts expose les principales conclusions et recommandations du rapport sur les maladies neurologiques du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.

Nous vous demandons de nous aider à porter l’enjeu de la discrimination génétique à l’attention de votre député fédéral.

Le présent numéro est le dernier de l’année 2012. Nous vous invitons à envisager d’appuyer la Société Parkinson Canada en faisant un don spécial de fin d’année. Votre appui contribuera au financement de services de recherche novatrice, d’éducation, de défense des intérêts et de soutien dont dépendent un grand nombre de Canadiens atteints de la maladie de Parkinson.

Nous vous invitons également à ajouter quelques résolutions du Nouvel An à celles que vous êtes sûr de prendre. Inscrivez la participation au Congrès mondial sur la maladie de Parkinson, en octobre 2013, au haut de votre liste.

Marjie Zacks

Pour terminer, n’hésitez pas à laisser un mot dans la section des commentaires pour nous dire ce que vous pensez de notre bulletin et de nos articles. Vos interventions nous permettront d’améliorer notre publication. Et si vous aimez lire L’Actualité Parkinson, communiquez le lien à l’une de vos connaissances afin qu’elle puisse en profiter, elle aussi.

Je vous transmets mes meilleurs vœux du temps des fêtes.

Marjie Zacks

Rédactrice en chef

Congrès mondial sur la maladie de Parkinson 2013

Du 1er au 4 octobre 2013
Montréal (Canada) 

Le compte à rebours a commencé! Le Congrès mondial sur la maladie de Parkinson 2013 aura lieu dans moins d’un an et il entreprend sa dernière ligne droite. Nous vous suggérons quelques façons d’y participer.

Envoyez une photo. Soumettez une photo de vous tenant un écriteau « Rendez-vous à Montréal pour le WPC 2013 » que nous pourrons diffuser sur le site Web, la page Facebook ou le bulletin d’information du Congrès mondial sur la maladie de Parkinson 2013.

Participez au concours vidéo. Témoignez de votre expérience de la maladie de Parkinson en vidéo : en être atteint, la traiter, en faire un objet de travaux de recherche ou prendre soin de personnes qui en sont atteintes. Le grand prix consistera à une inscription gratuite au WPC 2013, deux nuits dans une chambre d’hôtel durant le congrès et la diffusion de la vidéo gagnante à la cérémonie d’ouverture, le 1er octobre 2013.

Soumettez un résumé ou une affiche. Le WPC 2013 accepte des résumés scientifiques de professionnels de la santé engagés dans la recherche ainsi que des affiches sur la maladie de Parkinson de personnes engagées dans des activités et des programmes novateurs.

Inscrivez-vous tôt. Les inscriptions commencent le 2 janvier 2013. Le congrès offre quatre jours de séances plénières et parallèles, d’ateliers, de présentations d’affiches, de possibilités de réseautage et d’activités amusantes.

Inscrivez-vous au programme des compagnons de lutte contre la maladie de Parkinson. Une fois inscrit au Congrès, on vous demandera si vous souhaitez participer au programme de compagnons de lutte contre la maladie de Parkinson, qui met en relation des personnes inscrites au WPC avec des Canadiens atteints de la maladie également inscrits. Si vous acceptez de participer, le coordonnateur du programme communiquera avec vous.

Signez la pétition en appui à la Déclaration mondiale sur la maladie de Parkinson. Nous invitons les Canadiens à faire de la maladie de Parkinson une priorité sanitaire, sociale, économique et de recherche partout dans le monde et à faire en sorte que le Canada participe à la création d’un mouvement mondial de lutte contre la maladie de Parkinson. Faites partie du million de signataires.  Signez la pétition dès maintenant.

Consultez le site www.worldpdcongress.org pour obtenir tous les détails sur ces renseignements et d’autres activités du WPC 2013.

Dates importantes

  • 5 novembre 2012 – Début du concours vidéo
  • 3 décembre 2012 – Début de la soumission de résumés
  • 2 janvier 2013 – Début des inscriptions

Faites connaissance avec les ambassadeurs du WPC 2013 : Ryan Tripp

Ryan Tripp est l’un des trois ambassadeurs canadiens du WPC

Ex-professeur d’éducation physique et ex-administrateur, Ryan Tripp a appris qu’il était atteint de la maladie de Parkinson en 1996, à l’âge de 47 ans. Il est l’un des trois ambassadeurs canadiens du Congrès mondial sur la maladie de Parkinson (WPC) 2013. Il vit à Bracebridge, en Ontario.

Comment êtes-vous devenu ambassadeur du WPC 2013?

J’ai participé au premier Congrès mondial sur la maladie de Parkinson en 2006, à Washington D.C., et j’ai été séduit par ce que j’y ai trouvé. Je me suis ensuite rendu en Écosse pour la deuxième édition, en 2010, grâce à une bourse de voyages obtenue contre la promesse de parler du congrès avant, durant et après sa tenue.

Dans les six mois qui ont suivi mon retour, Eli Pollard, directrice du WPC, m’a proposé de devenir ambassadeur et de susciter de l’enthousiasme au Canada et dans le monde autour de l’édition 2013. Joyce Gordon, PDG de la Société Parkinson Canada, croyait en mon utilité étant donné mon travail de défense des intérêts, ici, dans la province. Je suis emballé et privilégié d’être l’un des 12 ambassadeurs du WPC 2013 dans le monde.

En quoi le Congrès mondial sur la maladie de Parkinson est-il différent des autres congrès sur la maladie de Parkinson?

Il est unique parce qu’il est ouvert aux chercheurs, aux neurologues, aux médecins généralistes, au personnel infirmier, aux professionnels paramédicaux, aux personnes atteintes de la maladie et à leurs aidants. Les autres congrès s’adressent spécifiquement aux neurologues ou aux spécialistes des troubles du mouvement ou aux personnes atteintes et aux aidants. Le WPC donne l’occasion à tous ceux et celles qui ont un lien avec la maladie de Parkinson de se réunir.

Qu’y a-t-il de nouveau au programme?

Pour la première fois, le WPC invite des ministres de la Santé, des décideurs et des représentants gouvernementaux à participer à une journée stratégique préparatoire au cours de laquelle ils discuteront de la situation de la maladie de Parkinson dans leur pays, ainsi que des programmes, des possibilités et du financement offerts.

Autre première pour le WPC, certaines séances seront offertes en français.

Comment vous y prenez-vous pour promouvoir le WPC 2013 auprès des personnes atteintes de la maladie de Parkinson?

Je décris le WPC 2013 comme étant un investissement de quatre jours en nous-mêmes. Nous, les personnes atteintes, devons nous asseoir à la table, nous faire entendre et participer aux prises de décision. Nous avons l’occasion d’interagir avec les plus brillants scientifiques et neurologues. Montréal est une ville formidable par sa diversité.

Pourquoi défendez-vous aussi passionnément les intérêts des personnes atteintes de la maladie de Parkinson?

Après avoir reçu mon diagnostic, j’ai senti que ma vie était brisée. J’ai souffert de dépression, je me suis replié sur moi-même et j’avais du mal à travailler. Mon mariage n’a pas tenu le coup. Après deux années et avec un peu d’aide, je me suis ressaisi et j’ai commencé à assister à un groupe de soutien une fois par mois. J’y ai rencontré des personnes atteintes de la forme précoce de la maladie avec lesquelles je me suis senti des affinités. Nous avons tissé des liens qui ont été importants pour moi. Cela m’a encouragé à devenir porte-parole dans la province, au pays et maintenant à l’étranger dans le but d’offrir un appui aujourd’hui et de trouver une réponse demain, comme le clame la mission de la Société Parkinson Canada. Je suis prêt à faire tout ce que je peux pour la cause.

Vous parlez de la maladie de Parkinson aux enfants. Pourquoi est-ce si important?

Ayant occupé des postes de professeur d’éducation physique et d’administrateur de l’enseignement, j’aime parler aux enfants des écoles primaires et secondaires. J’adapte le contenu à leur âge. Je commence en demandant : « L’un de vous a-t-il déjà entendu le mot Parkinson? ». En général, un ou deux jeunes lèvent la main. Je demande parfois : « Avez-vous déjà vu quelqu’un avoir des tremblements? ». J’invite les élèves à poser leurs propres questions afin de lancer la discussion.

Je crois qu’il est important, dans toute société, d’être au courant  des principales maladies. Les enfants doivent savoir que chaque maladie, même si certaines sont plus graves que d’autres, a un effet colossal sur la personne qui en est atteinte. Les discussions sur la maladie de Parkinson peuvent contribuer à approfondir les connaissances de base des enfants à ce sujet, mais également à leur faire ressentir de l’empathie envers les personnes qui en sont atteintes.

Voulez-vous ajouter quelque chose au sujet du WPC 2013?

J’aimerais rappeler que les inscriptions commencent en janvier 2013 et que diverses dates limites approchent. J’encourage tout le monde à s’engager et à venir à Montréal pour l’édition 2013.

Bien vivre avec la maladie de Parkinson : Bill Andrus

Bill Andrus (au centre) et sa femme Margaret, leurs enfants et petits-enfants

Il y a sept ans, lorsque Bill Andrus a appris qu’il était atteint de la maladie de Parkinson, à l’âge de 51 ans, sa première réaction en a été une de soulagement. « Si nous connaissons le problème, nous pouvons au moins le traiter. »

Ce soulagement a rapidement cédé la place à la colère et à la peur de l’inconnu. « Je savais que j’étais atteint de la maladie de Parkinson, mais qu’est-ce que ça voulait dire? Combien de temps me restait-il? Quelle serait l’incidence de la maladie sur ma vie, ma carrière et mes plans? » À titre de gestionnaire de projets dans le secteur des services financiers, « je n’en avais que pour la planification et les objectifs, mais la maladie de Parkinson m’a fait tout mettre en doute et tout réévaluer. »

Dix-huit mois après son diagnostic, Bill a pris un congé de maladie. « Mon travail exigeait beaucoup d’énergie, de traitement multitâche et de concentration, mais la maladie rendait tout cela difficile, se rappelle Bill. Je m’inquiétais pour mes capacités financières et mon avenir. Je ne connaissais aucune autre personne atteinte de la maladie de Parkinson et je me sentais laissé à moi-même. »

Mais pas pour longtemps. Le neurologue de Bill et le personnel du Centre des troubles du mouvement de Markham, en Ontario, l’ont mis en communication avec la Société Parkinson de la région. « Ça a été la meilleure chose qu’ils pouvaient faire, car j’ai pris contact en quelques jours. Sandie Jones, coordonnatrice du service à la clientèle et de l’éducation à la Société Parkinson Centre et Nord de l’Ontario, m’a longuement parlé au téléphone. Elle m’a fait parvenir beaucoup d’information, incluant des brochures sur divers aspects de la maladie, par exemple ce qu’est la maladie de Parkinson et comment traiter les symptômes. Je n’aurais pas pu demander mieux. »

Bill a décidé de se joindre au groupe de soutien local. Toutes les peurs relatives à sa participation ont été chassées par l’amabilité des personnes rencontrées. « L’interaction avec des personnes atteintes de la maladie depuis 10, 15 ou 20 ans m’a beaucoup aidé. Je suis admiratif du chemin qu’elles ont parcouru depuis qu’elles ont reçu leur diagnostic. »

« L’un des plus grands avantages d’un groupe de soutien est qu’il donne la possibilité aux participants d’accepter ce qu’ils ressentent et de poser des questions qu’ils n’oseraient pas poser dans un autre groupe d’amis », explique Bill, actuellement à la tête du groupe.

Pour contrôler ses symptômes et vivre le plus pleinement possible, Bill s’appuie sur trois piliers : les médicaments (les doses ont augmenté au fil des années), l’exercice (une marche quotidienne de 30 minutes et la pratique régulière du yoga) et le repos (la fatigue et les problèmes de sommeil sont les symptômes qui le gênent le plus; il se repose donc en après-midi quand la nuit a été difficile).

Les nuits sans sommeil ont eu un avantage imprévu : elles ont éveillé la créativité de Bill. Il a commencé à écrire de la poésie une nuit où il n’arrivait pas à dormir. C’est maintenant devenu une activité régulière. « La poésie constitue un moyen différent de m’exprimer. Elle m’aide également à réduire le stress », confie-t-il.

Ardent collecteur de fonds, Bill marche chaque année en compagnie d’une vingtaine de membres de sa famille et d’amis lors de la Grande randonnée Parkinson. D’après lui, « la collecte de fonds est une question de sensibilisation. Si une personne se sent suffisamment concernée pour faire un don, c’est une personne de plus qui sait ce qu’est la maladie de Parkinson. »

Bill adresse le message suivant aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson : « Demeurez actif, demeurez positif et gardez un bon cercle d’amis autour de vous. »

*************

Maladie de Parkinson

Par Bill Andrus

J’ai 51 ans et suis atteint de la maladie de Parkinson!
Les médecins me l’ont dit. Les experts, c’est eux
Qu’est-ce que je ressens? Quoi ressentir?
Un soulagement… momentanément

Médecins, tests, médicaments, thérapie et plus encore
Trois ou quatre années durant
Enfin une étiquette, un diagnostic, une raison
C’est ni la sclérose en plaques
Ni la maladie de Huntington
Ni une tumeur cérébrale
C’est la maladie de Parkinson, disent les médecins!

Enfin une explication à mes gribouillages
À mon bras qui ne balance pas naturellement
Je comprends maintenant les raisons de ce petit tremblement agaçant
Et des trébuchements
Fatigue, asthénie, petites tâches requérant de grands efforts
C’est la maladie de Parkinson, ça va

Le soulagement, une émotion vite disparue
Déni, incrédulité remplissent le vide. Comment peuvent-ils être sûrs?
Les médecins – simples humains – font des erreurs
La maladie se traite, disent-ils. Bons médicaments et exercice
Ce que j’ai doit se guérir, et rapidement
Sûrement un nerf coincé, me dis-je
J’ai 51 ans, trop jeune pour être atteint

Frustration, colère, confusion. Mes plans sont chamboulés
Lévodopa, carbidopa, Mirapex, clonazapam et plus encore
Je ne veux pas comprendre, ne veux pas en dépendre
Exercices, étirements, marches, élimination du stress, repos, disent-ils
Ma carrière? Départ prématuré et objectif bien-être
Le mien, celui de ma famille et de nos amis
C’est la maladie de Parkinson, que je le veuille ou non!

Je n’ai plus 51 ans, j’accepte l’immuable
Mon plan de vie : désormais une courbe continue
Aucune prévision à long terme
Chaque jour de nouveaux défis plein de surprises
Les pourquoi, les si, pas de quoi s’éterniser
Je suis là où je suis et je fais avec
C’est la maladie de Parkinson et ça ira

Médecins, infirmières, travailleurs de la santé et groupes de soutien
Tous apportent leur aide
Ils prescrivent, enseignent et font profiter de leur sagesse
Médicaments, thérapie, exercice, connaissances et soins
J’accepte, j’apprends et je collabore
Je renforce mes capacités, ma confiance et mon courage pour poursuivre
C’est la maladie de Parkinson, mais ce n’est pas tout noir

Marcher, rire et côtoyer d’autres personnes
Partager du bonheur et des frustrations
L’aventure continue
Soutien de la famille, des amis et d’autres personnes atteintes
J’écoute leurs histoires et je raconte la mienne, j’apprends
J’avance, un pas hésitant à la fois
Je suis chanceux,  légèrement soulagé
C’est la maladie de Parkinson, je sais ce que c’est!

Pour d’autres exemples de créativité chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, consultez la page Expressions de créativité.
Si vous souhaitez que nous publiions votre expérience avec la maladie de Parkinson, écrivez-nous à editor@parkinson.ca.

Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada

Votre argent mis à contribution pour la recherche

La Société Parkinson Canada a financé plus de 400 prix, bourses de recherche et subventions depuis 1981. Les projets de recherche qui en résultent nous permettent de découvrir des façons de prévenir, de diagnostiquer et de traiter la maladie de Parkinson.

Étude de l’incidence de l’exposition aux pesticides sur le développement de la maladie de Parkinson

 

M. Scott Ryan

M. Scott Ryan
Boursier postdoctoral
Sanford-Burnham Medical Research Institute

Scott Ryan, bousier postdoctoral au Sanford-Burnham Medical Research Institute, examine la relation entre les mutations génétiques et l’exposition aux pesticides chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.  À l’aide de techniques de microscopie par fluorescence, il examinera l’effet des pesticides sur les mitochondries, les parties des cellules responsables de la production d’énergie.

« Nous espérons comprendre plus en détail ce qui tourne mal dans les cellules après une exposition aux pesticides et en quoi cela influence le développement de maladies comme la maladie de Parkinson. »

Étude des biopsies intestinales comme test diagnostique de la maladie de Parkinson

Dr Anthony Lang

Dr Anthony Lang
Directeur, Division de la neurologie, Université de Toronto
Directeur, clinique des troubles du mouvement, Hôpital Toronto Western

Dr Anthony Lang cherche à déterminer si des biopsies intestinales effectuées lors d’une colonoscopie représentent un outil efficace pour le diagnostic de la maladie de Parkinson. Dans l’affirmative, il étudiera l’efficacité des biopsies intestinales réalisées dans le cadre d’une sigmoïdoscopie à sonde rigide. Contrairement à la colonoscopie, cet examen peut être exécuté en clinique et les patients n’ont pas besoin de prendre de laxatifs. Cela pourrait mener à une méthode facilement accessible pour le dépistage de la maladie de Parkinson et peut-être offrir un moyen de surveiller les effets des traitements modificateurs de la maladie. 

« Nous espérons disposer d’un moyen de diagnostiquer la maladie à un stade très précoce. À l’avenir, cela pourrait nous aider à mettre en application des traitements modificateurs de la maladie au moment où ils seraient le plus efficaces et aussi à mesurer les effets de ces traitements. »

Mieux connaître les raisons pour lesquelles les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des mouvements incontrôlés

M. Andre Felicio

M. Andre Felicio
Boursier postdoctoral
Centre de recherche sur la maladie de Parkinson du Pacifique
Université de la Colombie‑Britannique

De nombreuses personnes atteintes de la maladie de Parkinson développent des dyskinésies, c’est‑à‑dire des mouvements incontrôlés pouvant résulter du traitement dopaminergique substitutif. Il se peut toutefois que la dopamine ne soit pas la seule substance chimique en jeu. Au moyen de l’imagerie du cerveau, Andre Felicio, neurologue rattaché à l’Université de la Colombie‑Britannique, effectue des recherches en vue de déterminer si la sérotonine, une substance chimique, joue aussi un rôle dans cet effet secondaire débilitant.

« À l’heure actuelle, les traitements contre les dyskinésies sont axés uniquement sur le dysfonctionnement de la dopamine. Nous cherchons à déterminer si une autre substance chimique présente dans le cerveau, la sérotonine, joue un rôle. Il est important de mieux connaître les causes des dyskinésies pour mettre au point des traitements plus efficaces. »

Pour de plus amples renseignements sur le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada et les recherches actuellement financées, consultez les pages suivantes :

Chercheurs nouvellement financés salués dans le cadre de célébrations

Grâce à de généreux donateurs et sympathisants, et grâce aux fonds recueillis lors de la Grande randonnée nationale annuelle, un montant total de 1 713 208 $ a récemment été remis à 33 chercheurs.

Consultez l’information sur les événements organisés pour rendre hommage aux chercheurs et leur remettre leurs bourses. (En anglais)

18 octobre 2012Société Parkinson Colombie-Britannique 

13 octobre 2012Société Parkinson Ottawa 

6 novembre 2012Société Parkinson du Québec

7 novembre 2012Société Parkinson Sud-ouest de l’Ontario

14 novembre 2012Société Parkinson Saskatchewan

27 novembre 2012Société Parkinson Centre et Nord de l’Ontario

Le point sur la défense des intérêts

Joyce Barretto

Par Joyce Barretto et Yvon Trepanier, coprésidents, Comité national de défense des intérêts

Dépôt du rapport sur les maladies neurologiques par le comité fédéral sur la santé

Le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes a déposé au Parlement son rapport, Regards sur le cerveau : étude sur des maladies neurologiques au Canada, en juin 2012. Ce rapport est l’aboutissement de l’étude du Comité amorcée en 2009.

Le rapport porte notamment sur les sujets clés suivants :

  • l’ampleur et la portée des maladies neurologiques, ainsi que leur incidence sur le système de santé au Canada;

    Yvon Trepanier

  • la nécessité de promouvoir la surveillance et la recherche neurologique;
  • l’importance d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’une maladie neurologique, notamment la sécurité du revenu;
  • le soutien aux aidants naturels;
  • l’accès aux traitements et aux thérapies;
  • la nécessité d’une législation provinciale et fédérale sur la confidentialité des renseignements génétiques aux plans provincial et fédéral.

Le Comité a formulé plusieurs recommandations préconisées par la Société Parkinson Canada et Organismes caritatifs neurologiques du Canada, à savoir :

  • que le gouvernement du Canada, en collaboration avec les provinces et les territoires, songe à utiliser les résultats de l’Étude nationale sur la santé des populations relative aux maladies neurologiques comme point de départ à l’élaboration d’une stratégie pancanadienne sur les maladies neurologiques;
  • que l’Agence de la santé publique du Canada inclue les troubles neurologiques à son Système canadien de surveillance des maladies chroniques;
  • que le gouvernement du Canada continue de promouvoir la recherche sur les maladies du cerveau et envisage d’y inclure la recherche multidisciplinaire pour établir les caractéristiques communes des maladies du cerveau;
  • que les Instituts de recherche en santé du Canada envisagent de créer un plus grand nombre d’initiatives stratégiques en matière de recherche neurologique;
  • que le gouvernement du Canada envisage de créer un centre d’excellence sur les maladies neurodégénératives par l’intermédiaire de son programme de Réseaux de centres d’excellence;
  • que l’Agence de la santé publique du Canada continue d’envisager des programmes pour sensibiliser les Canadiens aux maladies neurologiques;
  • que le gouvernement du Canada examine les lois fédérales existantes, dont la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, afin de déterminer si elles renferment des protections suffisantes pour préserver la confidentialité des renseignements sur la santé, dont les résultats des analyses génétiques.

Ces recommandations constituent une victoire formidable pour les personnes touchées par la maladie de Parkinson, car elles envoient un message puissant à tous les parlementaires quant à la nécessité de mieux soutenir les personnes atteintes d’une maladie neurologique et d’augmenter le financement consacré aux neurosciences. Elles fournissent également une base solide à la  Société Parkinson Canada et à Organismes caritatifs neurologiques du Canada dans leurs activités de défense des intérêts à venir.

Vous pouvez lire le rapport en entier à la page suivante : Regards sur le cerveau : étude sur les maladies neurologiques au Canada.

Discrimination génétique : nous avons besoin de votre aide

La Société Parkinson Canada est membre de la Coalition canadienne pour l’équité génétique. La Coalition préconise l’élaboration par le gouvernement du Canada d’une stratégie visant à protéger les Canadiens contre la discrimination. Nous avons besoin de votre aide pour sensibiliser nos élus à cet enjeu.

Le projet de loi d’initiative parlementaire C‑445 a été déposé à la Chambre des communes le 1er octobre 2012. Présenté par Libby Davies, députée NPD de Vancouver‑Est, ce projet de loi vise à ce qu’une modification soit apportée à la Loi canadienne sur les droits de la personne en vue d’ajouter les caractéristiques génétiques aux motifs de distinction illicite.

Nous vous demandons d’écrire à votre député afin de le sensibiliser à cet important enjeu et de l’amener à soutenir le projet de loi lorsqu’il sera débattu à la Chambre des communes. Vous pouvez utiliser cette lettre modèle ou l’adapter à votre expérience personnelle.

Écrivez-nous à general.info@parkinson.ca si vous décidez d’envoyer une lettre ou si vous obtenez l’appui de votre député.

Pour prendre connaissance du projet de loi en entier, consultez la page Projet de loi C-445 : Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne (caractéristiques génétiques).

Pour de plus amples renseignements sur la discrimination génétique, consultez la page Demandez conseil – Discrimination génétique : Attention!


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
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