Le bulletin électronique L’Actualité Parkinson vous donne plus de nouvelles et plus souvent

À partir de ce numéro, L’Actualité Parkinson arrivera dans votre boîte de réception la troisième semaine de chaque mois. Il est tout aussi important de recevoir à temps de l’information utile que de prendre ses médicaments pour la maladie de Parkinson. Par conséquent, si vous êtes à la recherche de conseils sur un mode de vie sain ou si vous voulez être tenu au courant des dernières découvertes dans le cadre du Programme national de recherche, de ce que nous faisons pour influer sur les politiques en matière de santé et du mode de consultation de nos membres, nous vous renseignerons sur ce qui se passe dans la communauté Parkinson au Canada.

Il y a d’autres façons de demeurer informés entre deux numéros. Nous espérons que vous suivrez notre actualité sur Twitter@ParkinsonCanada, que vous aimerez notre page Facebook à l’adresse Sociétéparkinsoncanada ou visiterez notre site Web à l’adresse www.parkinsons.ca. Qui plus est, les professionnels de la santé trouveront une foule de ressources utiles à l’adresse http://www.parkinsonguideclinique.ca.

Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires à l’adresse editor@parkinson.ca.

Sensibilisation en action: Le budget fédéral 2015 renferme de bonnes nouvelles pour la communauté Parkinson

Annoncé à la fin d’avril, le budget fédéral 2015 était riche en bonnes nouvelles pour la communauté Parkinson, entre autres le soutien accordé aux aînés et aux aidants naturels et le financement de la recherche sur le vieillissement et la santé du cerveau, de même que les soins palliatifs. Toutefois, en dépit de toutes les bonnes nouvelles, un certain nombre d’obstacles doivent encore être surmontés avant et après les élections fédérales de l’automne.

La prolongation de la durée des prestations de compassion du programme d’assurance‑emploi, passant de six semaines à six mois, a été une grande victoire pour nous et les organismes partenaires, qui ont collectivement lutté pour l’obtenir. La Société Parkinson Canada avait expressément formulé cette demande dans sa présentation prébudgétaire au Comité permanent des finances. Nous avions également discuté de la nécessité de prolonger les prestations de compassion dans nos rencontres avec seize députés, sénateurs et décideurs dans le cadre de notre visite à Ottawa le 31 mars, en avril dernier à l’occasion du lancement du Mois de sensibilisation à la maladie de Parkinson.

Bien que nous sachions que cela constitue un grand pas en avant pour le soutien des aidants naturels, certaines préoccupations subsistent quant au degré d’accessibilité à ces prestations pour les membres de la communauté Parkinson. À l’heure actuelle, bien des personnes souffrant de la maladie de Parkinson ont de la difficulté à obtenir que leur médecin établisse un pronostic de fin de vie, ce qui est essentiel pour que leur aidant naturel bénéficie de cette prestation.

La Société Parkinson Canada est à la recherche de membres de la communauté qui sont disposés à raconter de quelle manière il s’y sont pris pour toucher la prestation de compassion dans le cadre du programme d’assurance‑emploi. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez aimeriez témoigner de votre vécu afin de nous aider à faire avancer cette priorité en matière de sensibilisation, veuillez communiquer avec nous à l’adresse advocacy@parkinson.ca.

Parmi les autres bonnes nouvelles dont il est fait état dans le budget, mentionnons la décision du gouvernement d’investir jusqu’à 42 millions de dollars sur une période de cinq ans pour l’établissement du Centre d’innovation canadien sur la santé sur la santé du cerveau et le vieillissement. Cet investissement au titre de la recherche pourrait déboucher sur la mise au point de meilleurs outils de diagnostic et de traitements plus efficaces pour les Canadiens atteints de la maladie de Parkinson ou d’autres maladies neurologiques. Le gouvernement versera également la somme additionnelle de 14 millions de dollars sur deux ans à la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé afin qu’elle évalue et diffuse les données relatives aux pratiques exemplaires dans le domaine des services de soins palliatifs.

La Société Parkinson Canada se réjouit également du fait que les politiques budgétaires visent le renforcement des mécanismes d’épargne dans le cas des aînés, ce qui peut favoriser la sécurité financière de ces derniers. La réduction du retrait minimum des Fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR) permettra aux aînés de conserver une plus grande partie de leur épargne‑retraite. De surcroît, le plafond de cotisation annuel au compte d’épargne libre d’impôt (CELI) augmentera, passant de 5 500 à 10 000 dollars. C’est une excellente nouvelle pour les aînés puisque le revenu de placement gagné dans un CELI et les montants qui en sont retirés n’influent pas sur l’admissibilité aux prestations et crédits fédéraux fondés sur le revenu comme les prestations de Sécurité de la vieillesse (SV) et du Régime de pensions du Canada (RPC), leu Supplément de revenu garanti et le crédit pour la taxe sur les produits et services.

En outre, nous accueillons favorablement le crédit d’impôt pour l’accessibilité domiciliaire accordé aux aînés et aux personnes handicapées afin de les aider à compenser quelques‑uns des frais engagés pour assurer la sûreté, la sécurité et l’accessibilité de leur demeure. Les personnes qui dépensent jusqu’à 10 000 dollars pour installer, par exemple, une rampe pour fauteuil roulant, une baignoire de plain‑pied ou des barres d’appui, peuvent bénéficier d’un crédit pouvant atteindre 1 500 dollars.

En prévision des élections fédérales de 2014

À mesure que nous approchons des élections fédérales de 2014 prévues en octobre, la Société Parkinson Canada (SPC) continuera de soumettre nos priorités politiques aux députés et fonctionnaires actuels ainsi qu’aux candidats de tous les partis. Et nous avons besoin de votre aide.

Les élus et les candidats doivent prêter attention aux opinions des électeurs de leur circonscription, en particulier au moment des élections. Vous pouvez contribuer à l’avancement des dossiers ayant trait à la maladie de Parkinson durant la campagne électorale de 2015 et par la suite en devenant un ambassadeur Parkinson dans votre circonscription. Que vous soyez une personne vivant avec la maladie de Parkinson, l’aidant naturel d’une personne souffrant de cette maladie ou tout simplement quelqu’un qui veut apporter son soutien à notre cause, vous pouvez être un champion dans votre collectivité en devenant la voix des Canadiens atteints de la maladie de Parkinson!

En qualité de représentant de la communauté Parkinson, vous rencontrerez les députés et les candidats de votre région pour discuter des dossiers ayant une incidence sur la communauté Parkinson avant les élections fédérales de 2015. Nous vous offrirons la formation et le soutien nécessaires pour que vous soyez bien préparé en vue de la campagne électorale. Pour obtenir un complément d’information, veuillez communiquer avec nous à l’adresse advocacy@parkinson.ca.

Il faut être plus que deux pour danser le tango, afin d’étudier les avantages de la danse pour les personnes souffrant de la maladie de Parkinson

Lorsque la Dre Silvia Rios Romenets a publié les résultats de sa récente étude sur le tango en tant que traitement de la maladie de Parkinson, personne n’a été surpris de constater que les médias se sont empressés de récupérer la nouvelle. Après tout, le tango argentin a une connotation émotive, attribuable à ses rythmes latins sensuels et aux représentations qu’on en fait à la télévision et au cinéma.

Ce qui importe davantage que les sentiments qu’il inspire, c’est que le tango argentin comporte des pas complexes et exige « des compétences cognitives et polyvalentes permettant d’intégrer progressivement les pas déjà appris, ainsi que les mouvements en avant et en arrière, et les arrêts et les reprises », explique la Dre Rios Romenets, neurologue du comportement et spécialiste des troubles du mouvement menant des recherches à la clinique des troubles du mouvement de l’Hôpital neurologique de Montréal et de l’Hôpital général de Montréal. « Dans des études antérieures, le tango a servi à évaluer la capacité de danser afin d’atténuer les symptômes moteurs chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson. »  

L’étude de la Dre Silvia Rios Romenets a fait participer environ 40 hommes et femmes, répartis dans deux groupes, et a permis d’évaluer les symptômes moteurs et non moteurs. Les membres du groupe témoin devaient poursuivre leur programme d’exercices actuel. S’ils n’étaient pas déjà actifs, on leur demandait d’exécuter les Exercices pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinsonrecommandés par la Société Parkinson Canada, à leur domicile, par eux­mêmes. Les membres de l’autre groupe ont suivi 24 cours de tango argentin d’une heure avec leur propre partenaire (conjoint, membre de la famille, ami ou bénévole) et deux instructeurs, pendant 12 semaines, dans un studio de danse. Les participants des deux groupes ont fait l’objet d’une série d’évaluation des symptômes moteurs et non moteurs et ont rempli des questionnaires permettant de dégager des résultats.

« Bien que les caractéristiques motrices de base de la maladie de Parkinson, comme les tremblements, la lenteur et la rigidité soient toujours présentes, nous avons observé, au sein du groupe des danseurs de tango, une amélioration de l’équilibre et d’éventuelles améliorations, modestes, sur le plan de la cognition et de la fatigue, fait remarquer la Dre Rios Romenets. En outre, les participants ont énormément apprécié les cours de tango. Une partie de ce plaisir peut découler de l’expérience positive d’établissement de liens affectifs qu’ont vécue les couples qui doivent plus souvent composer avec les conséquences négatives de la maladie. »

De façon générale, cette étude s’ajoute à l’ensemble des connaissances qui indiquent que l’exercice régulier offre des avantages moteurs et non moteurs aux personnes souffrant de la maladie de Parkinson. « Il semble aussi que l’ajout de musique aux divers exercices présente des avantages additionnels, fait remarquer la Dre Rios Romenets. Dans ce cas, l’apprentissage du tango argentin et la pratique régulière de la danse peuvent constituer une option d’activité physique intéressante pour les personnes souffrant de la maladie de Parkinson. » 

À titre de neurologue du comportement et de spécialiste des troubles du mouvement, la Dre Rios Romenets s’intéresse à la recherche qui permet de soulager la souffrance des personnes souffrant de cette maladie complexe et d’aider leur famille. « La pratique auprès des personnes souffrant de la maladie de Parkinson peut être difficile, puisqu’il est frustrant de ne pas pouvoir offrir de remède. Par ailleurs, le fait d’aider ces gens et leur famille me rend plus déterminée à poursuivre mes recherches sur cette maladie difficile à traiter. »

Au cours du cycle de financement de 2011­2013, la Dre Rios Romenets s’est vu remettre une bourse clinique de 100 000 dollars, sur deux ans, dans le cadre du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. Elle a participé à cinq projets de recherche, ce qui comprend la publication, en 2012, du Guide à l’intention des médecins : Symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson, lequel a un pendant à l’intention des patients, intitulé  Guide des symptômes non-moteurs reliés à la maladie de Parkinson. La Dre Rios Romenets s’estime très privilégiée d’avoir bénéficié d’une bourse de la SPC; sa récente étude articulée autour du tango a également été financée par le Programme national de recherche de la SPC et le Fonds de recherche santé Québec.

Lorsqu’elle a commencé sa pratique de neurologue en Colombie, la Dre Rios Romenets a tenté de combiner sa pratique clinique et la recherche. Se décrivant comme moitié Russe, moitié Péruvienne, elle a appris l’anglais pour multiplier ses chances de mener des recherches dans son domaine. Personne ne sera surpris d’apprendre que la Dre Rios Romenets aime danser le tango dans ses temps libres et qu’elle a participé à des activités de financement comportant un volet de danse.

Dans l’avenir, la Dre Rios Romenets souhaiterait mener une étude plus vaste sur le tango argentin en tant que traitement complémentaire de la maladie de Parkinson, pendant une période plus longue, soit de 6 à 12 mois. « Je souhaite également me concentrer sur les avantages cognitifs et les autres avantages non moteurs de la danse, affirme­t­elle, et peut­être ajouter un aspect de neuro­imagerie à l’étude. »

La Société Parkinson Canada remercie l’appui généreux de partenaires du secteur privé, dont la société Naturegg Burnbrae, ainsi que les innombrables participants à la Grande randonnée Parkinson. Ces contributions soutenues ont rendu possible la prestation du Programme national de recherche et d’autres programmes.  Pour en savoir plus, veuillez visiter www.parkinson.ca.

Tout le monde y gagne avec la Grande Randonnée Parkinson

Brent Graham

Brent Graham

Nos trois premiers gagnants

Dans le cadre de la Grande Randonnée Parkinson 2015, des prix ont été attribués à trois gagnants de concours. Vous aurez plusieurs autres chances de gagner avant la Grande Randonnée qui aura lieu durant la fin de semaine du 12 et du 13 septembre. Félicitations à Brent Graham de Scarborough, Ontario, qui a remporté le Prix des participants actifs et une carte‑cadeau de 500 dollars de Roots. Graham a participé pour la première fois l’an dernier à la Grande Randonnée Parkinson pour rendre hommage à sa mère Elva Graham. Elle est décédée un mois plus tard à l’âge de 73 ans après avoir vécu pendant cinq ans avec la maladie de Parkinson. « J’ai pris l’engagement envers ma mère et moi‑même d’accomplir chaque année la Grande Randonnée Parkinson en son honneur » déclare Graham.

La gagnante du premier prix « Œuf d’or » Katie Stammler de Windsor, Ontario, a reçu un ensemble de récompenses (d’une valeur approximative de 200 dollars) à l’issue de notre concours Facebook offert par notre commanditaire national les fermes Burnbrae.   Stammler écrit: « Ma mère est un œuf d’or d’être une soignante tellement dévouée pour mon père. Un autre œuf d’or va à mon père pour son attitude positive incroyable et sa persévérance. » Les fermes Burnbrae ont accordé le même ensemble de récompenses à l’un des membres de leur communauté en ligne Valerie Caldicott de la Colombie Britannique. Caldicott essaie de faire un acte de bonté au hasard chaque jour.En plus, pendant la durée du concours, les fermes Burnbrae ont fait un don de deux dollars chaque fois que quelqu’un cliquait sur « Like » ou faisait un commentaire, et ce jusqu’à concurrence de 5 000 dollars.

De surcroît, à l’intention de toutes les personnes qui ne peuvent prendre part à la Grande Randonnée Parkinson mais veulent collecter des fonds pour celle‑ci, les fermes Burnbrae ont créé l’option marcheur virtuel « Shelli Parker »! Le dessin correspondant à ce personnage virtuel figurera cet été sur les boîtes d’œufs bruns Naturoeuf Omega 3 et les boîtes d’œufs naturels.

Accessoires de mode irrésistibles

Si l’idée de gagner une carte‑cadeau de Roots vous emballe, vous voudrez jeter un coup d’œil aux articles de premier choix mis en vente qui font partie de la collection du 25e anniversaire de la Grande Randonnée Parkinson et qui sont tous fabriqués par Roots. Le stock de vestes à capuchon, de foulards et de tuques de cette collection d’articles de qualité étant limité, commandez dès maintenant pour éviter d’être déçu. Votre commande peut vous être livrée à domicile ou vous pourrez en prendre possession en septembre à l’endroit où se déroulera la Grande Randonnée Parkinson.

Nouveau en 2015 : tirage Super Cyber‑Ami

Inscrivez‑vous en ligne pour participer à la Grande Randonnée Parkinson et faites parvenir des courriels à vos contacts par l’entremise du Centre du participant! Et ne tardez pas à expédier ces courriels avant que vos amis, vos collègues et les membres de votre famille ne partent pour les vacances estivales. Pour chaque tranche de 25 adresses auxquelles un message courriel sera envoyé à partir du Centre du participant, vous recevrez un bulletin de participation au tirage d’un téléviseur Sharp. Le concours prendra fin le 30 juin. Vous recevrez également des insignes pour l’envoi de courriels. Allez voir la gamme d’insignes que vous pouvez gagner. Pour obtenir un complément d’information au sujet de ce concours, visitez notre page Prix et incitatifs.

Autres activités

Restez à l’affût cet été, car des concours enlevants seront annoncés sur la page Facebook de la Grande Randonnée Parkinson, par exemple les concours Héro de tous les jours et Animaux de compagnie pour le Parkinson. N’oubliez pas de cliquer sur le bouton Partager afin que vos amis soient au courant de nos concours! Après tout, nous sommes tous gagnants avec la Grande Randonnée Parkinson, une activité familiale de levée de fonds amusante ayant pour objectif d’aider les personnes souffrant de la maladie de Parkinson à vivre une vie aussi normale que possible et de poursuivre la recherche d’un remède à cette maladie complexe.

Message de la rédaction

Marina Joseph, Editor

Marina Joseph, Directrice

Avril est le Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson et en cette année du 50e  anniversaire, plus que jamais, nous sommes déterminés à mettre la maladie de Parkinson sur la carte. Tandis que la quête mondiale pour une cure se poursuit, près de chez eux, les représentants de la Société Parkinson Canada se réuniront avec des décideurs clés à Ottawa pour présenter les grandes priorités de la communauté Parkinson au gouvernement fédéral. Et les Ambassadeurs Parkinson bénévoles se mobiliseront d’un océan à l’autre pour faire progresser les dossiers clés qui comptent pour eux et leurs familles.

Le numéro du Mois de la sensibilisation à la maladie de Parkinson explique comment le Programme national de recherche contribue au développement des chercheurs s’intéressant au Parkinson.  Apprenez comment Jean-François Trempe explore des terrains nouveaux en quête de traitements potentiels pour la maladie de Parkinson grâce au soutien du programme national de recherche. Vous voudrez également connaître la chercheuse en neurosciences Jessica Grahn et ce qu’elle fait avec la musique pour aider les gens atteints de Parkinson à améliorer leur foulée et marcher plus rapidement.

Nous partageons les témoignages des médecins de famille, spécialistes et autres professionnels de la santé qui ont font appel à la SPC pour suivre une formation accréditée dans le cadre de notre premier module d’apprentissage en ligne, qui se fonde sur les Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson.

Et nous sommes heureux d’annoncer que le gouvernement vient d’ajouter la maladie de Parkinson au Système national de surveillance des maladies chroniques (SNSMC), une base de données permanente qui donnera aux chercheurs, médecins et décideurs accès à une grande diversité de données de fond sur le Parkinson.

Ces progrès en matière d’éducation, de défense des intérêts et de recherche ne seraient pas possibles sans le dévouement de milliers d’artisans, notamment ceux qui participent à la Grande Randonnée Parkinson, qui est lancée aujourd’hui. C’est en partie grâce à l’esprit communautaire de tout le pays que cet événement national fête cette année son 25 e  anniversaire.

En cette année d’anniversaire, nous saluons tous ceux qui continuent à réaliser notre vision d’une vie et d’un avenir meilleurs pour les Canadiens et Canadiennes vivant aujourd’hui avec le Parkinson et d’un monde débarrassé de la maladie demain. Nous sommes heureux de pouvoir vivre cette aventure avec vous.

Un destin de chercheur

Dr. Jean-François Trempe and his wife Véronique Sauvé in earlier days in Oxford. Both were lead authors on a significant paper on Parkinson’s disease research, published in Science in 2013.

Jean-François Trempe et son épouse Véronique Sauvé lors de leur séjour antérieur à Oxford. Ils ont été les principaux auteurs d’un article important sur la recherche sur la maladie de Parkinson, publié dans la revue Science en 2013.

Pour Jean-François Trempe (Ph. D.), le développement d’une carrière de chercheur est une passion de toute une vie et une affaire de famille. Grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, ce chercheur de 37 ans et son épouse Véronique Sauvé ont été les principaux auteurs d’un important article portant sir la maladie de Parkinson publié dans la revue Science en 2013.

Ces deux chercheurs de l’Université McGill, en collaboration avec les équipes dirigées par Dr Edward (Ted) Fon et Dr Kalle Gehring, ont entrouvert une nouvelle porte susceptible de mener à la mise au point de médicaments capables de ralentir la progression de la maladie de Parkinson. L’article décrit la structure tridimensionnelle de la protéine parkine. Le gène muté de la parkine provoque une forme héréditaire rare de la maladie de Parkinson et pourrait également être en cause dans les formes plus courantes de la maladie de Parkinson. La parkine protège les neurones de la mort cellulaire résultant de l’accumulation d’anomalies mitochondriales. Les mitochondries sont les piles des cellules et fournissent l’énergie aux fonctions cellulaires. Cette percée sur la structure de la parkine a permis aux scientifiques de concevoir des mutations qui la rendent plus apte à reconnaître les mitochondries endommagées et éventuellement à offrir une meilleure protection aux cellules nerveuses.

Durant ses travaux sur la structure de la parkine, le chercheur Trempe faisait son postdoctorat grâce aux fonds du Programme national de recherche de la SPC. « Tout comme une image vaut mille mots, une structure équivaut à un millier d’expériences, ditil en expliquant de l’importance de la structure de la parkine découverte. »

Dr Edward Fon, président du Conseil consultatif scientifique de la SPC et directeur du Programme Parkinson de l’Université McGill, a rencontré pour la première fois le chercheur Trempe quand il travaillait dans le laboratoire du Kalle Gehring. « Ce qui m’a frappé c’est comment Jean-François s’est manifesté et a assumé la responsabilité de ce projet de collaboration sur la parkine, dit-il. Ce qui est particulier également c’est qu’il va au-delà de son domaine de la biologie structurelle, en intégrant d’autres dimensions comme la biologie cellulaire, pour compléter sa formation et exploiter ces deux domaines afin de dégager de nouveaux axes de recherche. »

L’article publié dans la revue Science a marqué un tournant dans la carrière de ce jeune chercheur prometteur tout en rendant compte de l’une des plus importantes découvertes à se faire dans un projet financé par le Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada. M. Trempe a été invité récemment à présenter ses travaux à des chercheurs s’intéressant au Parkinson et à des concepteurs de médicaments lors de conférences internationales. « Il s’agissait d’une occasion en or pour échanger des idées et discuter de notre travail avec d’autres chercheurs du domaine de la maladie de Parkinson. »

Et l’an dernier, M. Trempe a mis sur pied son propre laboratoire à l’Université McGill, où travaillent deux étudiants diplômés, un boursier postdoctoral et un technicien. Des étudiants de premier cycle travaillent et étudient également au laboratoire dans le cadre de leur formation. M. Trempe a reçu une bourse de nouveau chercheur de 90 000 dollars sur deux ans, dans le cadre du Programme national de recherche de la SPC. Ce soutien lui permettra d’embaucher un stagiaire postdoctoral dans son laboratoire.

L’équipe du chercheur Trempe étudie actuellement la structure et la forme de PINK1, une protéine qui joue un rôle essentiel dans la maladie de Parkinson familiale. Environ 10 pour cent des personnes atteintes de Parkinson ont une forme génétique de la maladie. L’élucidation de la forme de cette protéine pourrait faciliter la mise au point d’un médicament pour réparer la protéine lésée, afin qu’elle puisse assurer sa fonction protectrice des neurones.

« La PINK1 active la parkine, explique M. Trempe. Lorsque nous connaîtrons la structure de PINK1, j’aimerais tirer parti de nos travaux sur PINK1 et la parkine pour mettre au point des médicaments. »

Quel parcours conduit un jeune chercheur à des découvertes révolutionnaires? M. Trempe raconte s’être intéressé tout jeune à la science, puis il a effectué des études de premier cycle et supérieures en biochimie. De 2002 à 2007, il a étudié à Oxford, au Royaume-Uni, sous la direction des chercheurs de renom Jane Endicott et Iain Campbell – pionniers de l’utilisation de la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour déterminer la structure des protéines.

« C’était un endroit inspirant et très collégial pour étudier et travailler, dit M. Trempe, et tout le monde se partageait l’information.

Il a retrouvé le même esprit de collaboration, à son retour au Canada, avec les chercheurs Dr Gehring et Dr Fon de McGill. « Ils sont tous deux très ouverts à la collaboration et cherchent à élargir notre connaissance du Parkinson et à aider les patients », a déclaré M. Trempe. À son tour, Dr Fon trouve que M. Trempe voue une véritable passion pour la science. « Il veut trouver comment les choses fonctionnent, cela le fascine profondément. »

Pourquoi faire de la recherche sur le Parkinson? « La maladie constitue encore un mystère pour la médecine. Nous ne savons toujours pas pourquoi certaines personnes en sont atteintes. Nous en ignorons toujours la cause ou les causes. Je suis curieux de trouver réponse à ces questions. Sans oublier le fardeau énorme et croissant qu’impose la maladie aux personnes vivant avec elle et l’enjeu de santé urgent pour la société », dit M. Trempe.

Depuis qu’il a commencé ses recherches sur la maladie de Parkinson, M. Trempe a rencontré plusieurs personnes vivant avec la maladie, par l’intermédiaire du chercheur Fon, qui parle régulièrement des cas qu’il connaît, ainsi qu’aux activités organisées par la Société Parkinson Canada. « Écouter les patients me permet de confronter la réalité et m’incite à travailler plus fort. Je me rends compte de l’impact que ma recherche pourrait avoir », dit M. Trempe.

Sa collaboration avec D r Fon l’aide également à constater que tous les patients sont différents et que la maladie se présente sous un large spectre avec, sembletil, différents sous-types et catégories. « Il nous faut davantage de données sur les patients, une tâche difficile à accomplir avec des ressources limitées. »

En plus d’être une école de rigueur scientifique, ma collaboration avec Ted Fon m’a enseigné l’importance de bien savoir communiquer. « Il ne suffit pas d’acquérir les connaissances, il faut savoir les partager à autrui dans des articles et des exposés de qualité », dit M. Trempe.

La démarche de financement exige aujourd’hui autant de rigueur scientifique que d’aptitudes à communiquer. « En plus de devoir publier dans de grands journaux et rédiger des demandes de financement, il faut expliquer l’impact de notre recherche, comme assise pour de nouveaux travaux et en vue de l’objectif ultime consistant à mettre au point de meilleurs traitements et une cure. »

Tout revient à se bâtir une réputation d’excellence. M. Trempe constate que les fonds reçus antérieurement du Programme national de recherche de la SPC l’ont aidé en ce sens. Le fait d’élucider la structure de la parkine a facilité sa recherche d’aide financière et la poursuite de sa quête de dévoiler les mystères de la maladie de Parkinson. Depuis, il a reçu des fonds de l’Université McGill pour établir son propre laboratoire et a été nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pharmacologie structurelle, une subvention de 100 000 dollars sur cinq ans. Il fait preuve d’un optimisme prudent quant à ses chances d’obtenir l’importante subvention qu’il a demandée aux IRSC. Il s’est également vu dernièrement décerner des fonds par la SPC pour son projet sur PINK1.

« Les fonds reçus de la Société Parkinson Canada ont joué un rôle essentiel, dit M. Trempe. Ils nous ont permis de faire progresser considérablement notre savoir tout en développant de jeunes chercheurs, et d’autres bailleurs de fonds reconnaissent le potentiel de nos efforts. »

Dr Fon, qui préside le Conseil consultatif scientifique de la SPC , dit que le programme de recherche vise entre autres à attirer de nouveaux talents dans le domaine de la recherche sur le Parkinson. « Nos bourses, subventions de projet pilote et autres aides sont d’une grande utilité pour inciter des chercheurs comme JeanFrançois Trempe à mettre leur savoir au service de la recherche sur le Parkinson. »

«Je vois mon travail dépasser les études structurales pour englober les études biophysiques et la mise au point de médicaments, ainsi que la recherche fondamentale, dit M. Trempe. Nous avons encore besoin d’élucider les bases pour comprendre les divers phénomènes en cause. »

« Et nos progrès s’accélèrent, explique le chercheur Trempe. Je crois que nous sommes sur la bonne voie et que nous accomplirons d’autres percées. »

Pour en savoir plus sur le projet que réalise Jean-François Trempe grâce aux fonds du Programme national de recherche de la Société Parkinson Canada, visitez notre site Web à www.parkinson.ca.

Aidez nous à continuer notre soutien aux chercheurs tel JeanFrançois Trempe, en faisant un don dès aujourd’hui à la Société Parkinson Canada et à son Programme national de recherche.

Les professionnels de la santé donnent au suivant avec le module d’apprentissage sur la maladie de Parkinson

Online education tool for physicians helps identify Parkinson’s signs and symptoms.Des professionnels de la santé de partout au Canada et même d’ailleurs suivent le premier module d’apprentissage en ligne fondé sur les Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson de la Société Parkinson Canada (SPC), puis le recommandent à leurs collègues et utilisent l’information dans des séminaires professionnels et en classe.

Joanie Gourde-Bellerose, Pharm. D., travaille dans une pharmacie achalandée en Abitibi, au Québec. Elle enseigne également aux étudiants en soins infirmiers d’une université locale.

« Bien qu’un seul neurologue dessert notre collectivité, quatre nouveaux cas de Parkinson y ont été diagnostiqués récemment. J’ai suivi le module d’apprentissage en ligne pour me renseigner sur les nouveaux traitements offerts, dit-elle. Cela m’a été aussi très utile lorsque je préparais un cours sur les traitements de la maladie de Parkinson pour mes étudiants en soins infirmiers. Je vais leur recommander de suivre le programme. »

Mme Gourde-Bellerose estime également que le programme serait très utile aux médecins de famille. « Il faut souvent attendre avant d’être vu par un spécialiste, si le médecin de famille peut amorcer le processus de diagnostic et de traitement, le patient pourrait voir ses symptômes soulagés beaucoup plus rapidement. En outre, le médecin de famille peut suivre l’évolution de son patient en comprenant bien les enjeux actuels et travailler plus étroitement avec le spécialiste », ditelle.

Le neurologue Andrés Venegas est un spécialiste a suivi une formation de deux ans à Calgary et pratique maintenant au Mexique, son pays natal. Plus tôt ce mois-ci, il a été invité à donner une conférence aux médecins de famille de sa collectivité. Sa préparation l’a mené au volet du site de la SPC conçu à l’intention des professionnels de la santé et jusqu’au module d’apprentissage.

« J’estimais que ce serait un outil de formation utile pour les médecins de famille et les généralistes – et j’avais raison, ditil. Ma conférence devant environ 70 médecins a connu un grand succès. »

Le Dr  Venegas a traduit une partie des lignes directrices et les a adaptées au système et aux ressources de santé locaux, une initiative très appréciée dans son milieu professionnel. En fin de compte, ce sont les personnes vivant avec la maladie qui bénéficient le plus lorsque les professionnels des soins de santé disposent des connaissances les plus récentes.

Depuis le lancement du module en décembre dernier, environ 25 pour cent des personnes informées de l’existence du module par courrier électronique se sont inscrites et ont terminé la formation. Fondé sur les recommandations des Lignes directrices canadiennes sur la maladie de Parkinson de la SPC, le module est accrédité par le Collège des médecins de famille du Canada comme cours de formation médicale continue. Il est actuellement offert gratuitement à tous les professionnels de la santé.

Faisant appel à des scénarios de cas et à une série de questions et de réponses, le module constitue un outil d’apprentissage interactif et efficace. Il porte sur la démarche de dépistage, de traitement et de prise en charge des symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson.

Nous vous invitons à informer de l’existence du module d’apprentissage accrédité vos collègues et ales membres de votre équipe de soins de santé. Si vous avez suivi le module et avez des commentaires à formuler, veuillez communiquer avec Grace.Ferrari@parkinson.ca, gestionnaire nationale, Formation professionnelle et publique.


Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance 10809 1786 RR0001
Toute la documentation sur la maladie de Parkinson qui est contenue dans L’Actualité Parkinson / Parkinson Post a pour unique objet d’informer le lecteur. Elle ne doit pas servir à des fins de traitement. Certains articles particuliers expriment l’opinion de l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à celle de la Société Parkinson Canada.
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